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Date de sortie: 30/12/1998
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Philippe Bruneau-Tessier, grand patron et Georges, son chauffeur, meurent assassiné à vingt-quatre d'heure d'intervalle. En transition, ils découvrent ce que leur vie laisse inachevé... Et c'est en fantômes qu'ils doivent tout résoudre, tout en gardant leur place sociale respective.

Notre critique:

Le cinéma fantastique français est relativement irrégulier. Des deux films par an issus de la production fantastique, l’un est une incommensurable abomination, l’autre rivalise avec les plus gros budgets d’outre-atlantique…

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Où se situe donc cette sympathique comédie, qui a tout pour vous effrayer?

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Pas de panique!

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Pour une fois, on nous épargne les blagues dégoulinantes de bêtise, les personnages transparents et énervants… Gérard Oury, le papa de la GRANDE VADROUILLE et du CORNIAUD, signe ici un film de fantômes (avec chauffeur sans doute ?) qui s’inscrit dans la grande tradition du vaudeville français, aux dialogues suaves et aux situations abracadabrantes. En tête d’affiche, deux piliers: Philippe Noiret, en industriel aveugle mais sentimental, et Gérard Jugnot, son chauffeur, très porté sur la chose…

Nos deux compères se retrouvent dans l’antichambre de la mort, invisibles aux yeux des vivants. Rien de neuf, c’est vrai. Mais avec un peu de bonne volonté, on se laisse facilement entraîner à la suite des pérégrinations de nos deux papys, qui s’engueulent gaillardement à coup de répliques salées. « Devant la mort, nous sommes tous égaux. », philosophe Gérard Oury. En opposant deux milieux diamétralement opposés, il démontre l’absurdité des barrières sociales. Morale bateau, c’est vrai, mais tellement actuelle…

Les grincheux se plaindront d’une fin qui dérape dans l’image de synthèse débile, et on aurait du mal à leur en vouloir: l’espace d’un quart d’heure, on regrette tout le bien qu’on a pensé du film. Heureusement que le plan final rattrape la sauce… Et puis, le film est passé à l’épreuve du feu au Festival du Film Fantastique. Projeté à la séance de 20h30, face à un bon millier d’hallucinés déchaînés, il a été applaudi comme il se doit: c’est-y pas un gage de qualité, cela ?

A propos de l'auteur

Journaliste