Equipe:
Durée: 120‘
Genre:
Date de sortie: 08/08/2000
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un informaticien sans ambition est envoyé en province avec un de ses collègues pour une mission de plusieurs jours. A la solitude de ces deux êtres sans avenir s'ajoute très vite l'ennui de la province. Le cumul des deux n'amènera pas grand-chose de bon...

Notre critique:

Philippe Harel et Michel Houellebecq devaient être faits pour s’entendre. Le réalisateur, spécialiste d’une certaine introspection au cinéma (UN ETE SANS HISTOIRES, LA FEMME DEFENDUE), ne pouvait qu’être séduit par le réalisme social et la poésie de l’auteur-provocateur du roman « Extension du domaine de la lutte ».

On pourrait croire que passer 2 heures en compagnie de personnages moyens, sans ambition et sans avenir est d’un intérêt mineur. C’est sans compter sur la poésie sociale que dégage le film qui réussit le tour de force de mêler réalisme du propos avec subtilité du message sans jamais ennuyer le spectateur.

Le film est admirablement servi par Philippe Harel lui-même (dont le mimétisme avec Houellebecq est surprenant) et par un José Garcia jamais excessif, d’une justesse de jeu remarquable, et qui pourrait en apprendre à pas mal d’acteurs soi-disant ‘confirmés’ et ‘starifiés’…

Bien sûr, EXTENSION DU DOMAINE DE LA LUTTE ne fait pas partie de ces films faciles qui se digèrent à peine consommés. Bien sûr, c’est un film qui demande un effort de réflexion, mais c’est aussi un film qui tente de mieux éclairer l’état moral du citoyen moyen et qui, comme tel, mérite toute notre attention…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...