Equipe:
Durée: 101‘
Genre: Film de science-fiction
Date de sortie: 24/07/2001
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Deux professeurs d’une petite fac débarquent que les lieux d’un crash de météorite. Ils y découvrent une pelletée de micro-organismes qui ont la particularité d’évoluer très très rapidement et qui pourraient mettre en péril la race humaine…

Notre critique:

Outre les comparaisons forcées entre EVOLUTION et GHOSTBUSTERS, le dernier projet (abouti) d’Ivan Reitman ne brille ni par son inventivité, ni par son approche. Il ne brille tout simplement pas. D’aucuns d’entre vous trouveront en cette formule lapidaire un moyen d’évacuer tout type de discussion. Faux, nous nous en expliquons, mieux: nous argumentons…

Donc, EVOLUTION n’est point un brillant ouvrage. Sur les bases d’une structure fort proche de ses chasseurs de fantômes, Ivan Reitman nous a concocté un film cocktail. S-F, humour ras des pâquerettes bien tendance, casting astucieux et effets dégoulinants en sont les principaux ingrédients. Si quelques chouettes idées pointent ça et là et fleurissent dans un joyeux fatras, l’ensemble reste bien sage. Même le politiquement correct prend le pas sur l’humour crottes de nez (sauvons le monde grâce au toucher rectal !): ainsi les encas de nos envahisseurs sont présentés comme des êtres dispensables et au demeurant totalement antipathiques.

Qui plus est, rien ne fait véritablement démarrer la machine. Le rythme tout mou et les tentatives d’humour verbal annihilent lentement mais sûrement le jeu décalé des acteurs. La réalisation quant à elle ressasse les mêmes enjeux qu’il y a dix-sept ans. Si la formule n’a pas changé, le public, lui, a grandi et s’est nourri de nouvelles références. Dans cette optique, EVOLUTION marque bien le fossé qui sépare Ivan Reitman et les générations actuelles. Fossé, soit dit en passant, qui ne fait que s’agrandir film après film. Côté acteurs, David Duchovny chasse derechef les E.T’s avec un rictus scotché aux coins de ses lèvres, Orlando Jones semble parfaitement dans son élément, Sean William Scott cautionne l’esprit scato et Julianne Moore s’avère très vite le coup de poker gagnant. Dans un contre emploi total, elle fait merveille à force de se casser la pipe toutes les deux minutes cinquante. Mais même si la mignonne assure, elle ne représente pas la garantie d’un bon divertissement.

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Journaliste