Equipe:
Durée: 94‘
Genre:
Date de sortie: 11/12/2001
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Darren, Wayne et J.D. sont des amis de longue date. Depuis l'école primaire et ensuite au lycée, jusqu'à aujourd'hui (ils ont formé un groupe rock interprétant les chansons de Neil Diamond), ils se jettent au feu l'un pour l'autre. Jusqu'au jour où Judith, une psychiatre ravissante mais froide comme un glaçon, ne vampirise le bon et naïf Darren.
rnLes conséquences sont immédiates: le groupe se sépare. Darren déserte les réunions dominicales (composées essentiellement dê match de baseball, bière, chips et rôts). Wayne et JD décident de séparer les deux tourtereaux.

Notre critique:

Enfer et damnation! Nos amis d’outre atlantique sont décidément bien tétus: dès qu’ils ont trouvé un filon, il faut qu’ils l’exploitent jusqu’au bout (jusqu’au fond a-t’on cette fois envie de dire).

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Le filon en question fut lancé il y a quelques années par les frères Farelly et s’intitulait THERE IS SOMETHING ABOUT MARY. Depuis, les comédies incisives et amorales pullulent. Et n’épargnent personne, même pas les spectateurs.
S’inscrivant dans cette veine largement exploitée, Dennis Dugan (pfff BIG DADDY et re-pfff BERVERLY HILLS NINJA) nous livre un EVIL WOMAN quelconque pour ne pas dire peu enthousiasmant. Comme de bien entendu, la ficelle scénaristique est aussi énorme que les gags qui l’émaillent. Le vulgaire, le sexe et le politiquement incorrect sont au rendez-vous dans un joyeux foutoir mal orchestré. Cela part dans tous les sens, et seul quelques idées sauvent l’entreprise du naufrage, la meilleure étant d’engager R. Lee Ermey (le sergent gueulard de FULL METAL JACKET) dans le rôle du coach frappadingue.

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Le reste du casting n’étonnera guère le spectateur assidu des comédies ados des dernières années… Jason Biggs impose une nouvelle fois son jeu insipide (dans son cas, c’est un compliment car cette carence est sans conteste l’élément le plus comique de son personnage, entre autres « héros » de AMERICAN PIE), mais est heureusement peu présent. Il est éclipsé par les performances de Steve Zahn (DR. DOLITTLE 2) et Jack Black (HIGH FIDELITY), des acteurs qui ont pourtant fait leurs preuves dans un genre cinématographique plus haut de plafond. Quant à la présence de Neil Diamond, elle est tout simplement… inexpliquable.

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En conclusion, on se demande bien quelle mouche a piqué les producteurs. La réponse, et ce sera notre mot de la fin, se trouve sans doute dans le dossier de presse: Dennis Dungan is a proven money-making director whose films have brought in a collected $300 million at the box office.
Ah, money! Toujours money…

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Journaliste