Equipe:
Durée: 110‘
Genre: Drame
Date de sortie: 12/03/2013
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Argentine. Un homme sur une table d'examen passe un scanner crânien.
Dans le même temps, des civils sont assassinés par des militaires dans un petit village en bordure de la jungle. Seul un prêtre européen, Nicolas, choqué, réchappe de justesse au massacre...

Notre critique:

ELEFANTE BLANCO tire son titre du surnom d’un immense bâtiment inachevé qui devait devenir un des plus gros  hôpitaux de Buenos Aires, surplombant le bidonville de la vierge et squatté par des gens sans logements. Le décor est donc posé rien qu’avec le titre de cette fiction qui lorgne fortement du côté du documentaire retraçant en partie la vie d’un célèbre prêtre des bidonvilles mais en osant braver des tabous (le prêtre belge confronté à l’amour) et en ne s’embarrassant heureusement pas de manichéisme.
Témoignage de l’effort d’un petit nombre de prêtres et de laïques pour tenter d’apporter le réconfort à des gens misérables et dénués de tout, ELEFANTE BLANCO bénéficie d’une mise en scène plutôt dynamique imposant même parfois un rythme proche du thriller même si une musique parfois un peu pompeuse vient gâcher la qualité d’ensemble.
La distribution est excellente avec le belge Jérémie Rénier qui joue un prêtre étranger très convaincant et Ricardo Darin (une des stars du cinéma argentin) en prêtre malade qui cherche un homme pour lui succéder.
Pour finir, ELEFANTE BLANCO a aussi le courage d’aller jusqu’au bout de son propos, ne sacrifiant pas son récit sur l’autel de la facilité.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...