Equipe:
Durée: 90‘
Genre:
Date de sortie: 18/05/2004
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Nancy est graphiste pour une magazine de mode new-yorkais, Alex est un jeune romancier prometteur. Bref entre ces deux tourtereaux jeunes, beaux et terriblement dans le coup tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Alors qu'il ne manquait à leur bonheur qu'un joli nid douillet pour sceller leur union, voilà qu'on leur propose l'affaire du siècle: Un magnifique duplex dans un ancien immeuble très élégant à Brooklyn à un pris très très abordable. Sautant sur l'occasion, les jeunes mariés en emménageant dans ce petit bijou, sont loin d'imaginer que leur locataire du 2ème étage va leur en faire voir de toutes les couleurs. Avec ses 90 printemps et son air angélique, Mme Connelly a pourtant l'air bien inoffensive et plutôt en mauvaise santé…

Notre critique:

Alors que je sortais de la vision de DUPLEX, je croise un ami qui m’interpelle et me pose l’éternelle question qui tue: « Ben alors t’es allée voir quoi? » Allez savoir pourquoi mais à cet instant précis, les seuls mots qui me sont sortis de la bouche ont été: « Euh, un bête film avec Ben Stiller! », ce auquel il m’a répondu amusé: « C’est ce qu’on appelle un pléonasme ça! » L’avantage des amis et de celui-ci en particulier, c’est que parfois ils vous font remarquer certaines choses dont vous n’avez pas forcément conscience, surtout si comme moi vos pérégrinations dans les salles obscures vous ont jusqu’à présent épargné la vie et l’oeuvre du Ben en question. Cela donc n’étonnera pas les habitués de l’impact comique du monsieur, d’apprendre que DUPLEX n’est ni un drame social sur les problèmes de logement à New York, ni un thriller psychologique palpitant sur l’implication de la mafia dans les transactions immobilières à Brooklyn, mais bien une gentille pochade dont l’intrigue tient sur un demi confetti et qui a peu de chances de mettre vos neurones en surchauffe pendant et après la séance.

Après BALANCE MAMAN HORS DU TRAIN et LA GUERRE DES ROSES, Danny De Vito coiffe une nouvelle fois la caquette de réalisateur avec visiblement une irrésistible envie de se faire les dents sur les personnes âgées. Comme nous ne sommes pas censés savoir que la chose en question déjà vieille d’un an a subi un retentissant flop de l’autre côté de l’Atlantique et que le capital sympathie de son couple vedette (Ben Stiller donc et Drew Barrymore) est en pleine essor sur notre vieux Continent, DUPLEX a tout pour attirer le chaland bien que l’histoire, qui n’a pas cassé trois pattes à un canard, sente un peu le réchauffé. Jouant sur la bonne vieille ficelle de la cohabitation entre personnages que tout oppose et celui tout aussi éculé de la mamie insupportable qui en fait baver à son entourage, cette comédie aussi longue à démarrer qu’un diesel encrassé, n’arrive malheureusement tout juste qu’à nous faire sourire sur deux ou trois gags cracras et pas très finauds. Enorme et aussi délicat qu’un rouleau compresseur dans votre salon en parquet vitrifié, DUPLEX ne mérite pas plus qu’une distraite location en DVD, un soir de déménagement fatiguant.

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