Equipe:
Durée: 94‘
Genre: Film d’'horreur
Date de sortie: 23/06/2009
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Pasadena, Californie, 1969. Une femme et son mari emmènent leur fils dans la maison d'une exorciste réputée car il entend des voix depuis qu'il a volé un collier à des gitans. Mais, malgré les tentatives de l'exorciste, l'enfant est entraîné en enfer par les démons.

Notre critique:

Qu’il est agréable de voir que Sam Raimi, réalisateur à succès de la série des Spider-Man n’a pas oublié ses anciennes amours: le cinéma d’horreur…

Avec ce DRAG ME TO HELL, il retourne en effet clairement à ces premiers films: EVIL DEAD I et II, ARMY OF DARKNESS, des films gore dont le rythme effréné avait marqué les années 80 et le début des années 90. Entre-temps de l’eau a coulé sous les ponts de pellicules que le réalisateur-producteur-scénariste Sam Raimi a déroulé au cours de toutes ces années et le jeune homme qu’il était a pris de la bouteille donnant ainsi à ce DRAG ME TO HELL tout son savoir-faire.

Jouant avec talent sur le fil du gore et de la terreur, Sam Raimi donne une bonne leçon de mise en scène à tous les SAW et HOSTEL du monde. Horreur, dégoût mais aussi humour (le dentier, les yeux, etc) alternent tout au long du film où de brèves petites touches d’innovation (comme le GSM possédé) se mêlent à un sujet classique comme l’exorcisme et la possession.

Les cinéphiles s’amuseront aussi à voir toutes les influences de Sam Raimi reprises dans diverses scènes jusqu’à son actrice principale Alison Lohman qui a des airs de fiancée de Spider-Man (Kirsten Dunst). Et force sera de constater la maîtrise du metteur en scène jusque dans la scène finale qui rouvre formidablement le film…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...