Equipe:
Durée: 101‘
Genre:
Date de sortie: 07/10/2003
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

1962. New York City. La ville qui ne dort jamais. Barbara Novak débarque à Central Station. Dans quelques jours, elle sera la plus célèbre auteur de la planète, détronant le petit livre rouge de Mao en Chine. En suffragette qui se respecte, elle dit "Non à l'amour" et "Oui au pouvoir des femmes (et au sexe)". Les hommes se sentent menacés.
Aussi le magazine le plus célèbre pour mâles envoie Catcher Block, son reporter du scoop et playboy irrésistible, pour enquêter sur la jolie demoiselle, et même la piéger. Lui, phallus ambulant, va devoir jouer les amants platoniques pour la faire tomber amoureuse, sans un gramme de sexe...

Notre critique:

A la recherche du meilleur moyen pour attirer le chaland dans les salles obscures, les producteurs hollywoodiens semblent avoir décidé ces derniers temps de ressortir des cartons les bonnes vieilles ficelles qui ont fait leur « âge d’or ». Les tournages de péplums se multiplient, la comédie musicale a le vent en poupe et les films « hommage » semblent faire recette à condition bien évidemment d’assaisonner le tout avec une paire ou plus d’acteurs « bankable », c’est à dire avec à leur actif un ou deux succès consécutifs et qui si possible n’ont pas encore tourné ensemble.

Ne dérogeant pas à la règle, la Fox s’en est donc allée chercher Mademoiselle CHICAGO (Renee Zellweger) et Monsieur MOULIN ROUGE (Ewan McGregor) pour swinguer dans ce film léger et kitch à souhait qui nous plonge directement 40 ans en arrière dans le monde fleur bleue et romantique de la comédie à l’eau de rose où Rock Hudson et Doris Day faisaient merveille. Couleurs saturées et glamour rutilant, intrigue cousue de fil blanc, décors et artifices garantis 100% artificiels, dialogues bourrés de sous-entendus, rien ne manque à ce pastiche qui se veut plus vrai que l’original. Entre joutes amoureuses échevelées convenues et stratagèmes de séduction attendus, le tandem Zellweger-McGregor colle ici parfaitement aux codes du genre de l’époque pour nous servir une histoire volontairement désuète et nunuche au charme naïf et suranné.

Futile, superficiel et léger comme une bulle de savon, DOWN WITH LOVE est avant tout un exercice de style revendiqué qui ne doit pas être pris au sérieux une seule seconde et encore moins au premier degré pour être apprécié à sa juste valeur. S’il n’est pas nécessaire d’être un adepte et un nostalgique de la trilogie auquel il se réfère (PILLOW TALK, LOVER COME BACK et SEND ME NO FLOWERS) pour pouvoir détendre ses neurones dans cet hommage aux « sex comedies » (comédies de couples) des sixties, on peut cependant lui reprocher d’être parfois un chouia trop fastidieux et poussé dans la reconstitution de ses modèles pour être frais et pétillant comme on l’aurait souhaité.

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Journaliste

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