Titre français: Désobéissance

Equipe: Alessandro Nivola, Rachel McAdams, Rachel Weisz, Rebecca Lenkiewicz, Sebastián Lelio
Durée: 114‘
Genre: Drame romantique
Date de sortie: 13/06/2018
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

New York. Ronit Krushka est une photographe, mais surtout une femme libre et libérée. Juive non pratiquante, elle se rend à Londres dès qu’elle apprend la mort de son père suite à une pneumonie.

Notre critique:

Après son extraordinaire UNA MUJER FANTASTICA, Sebastian Lelio s’est lancé dans l’adaptation du roman de Naomi Alderman. Après le transgenre, c’est donc le lesbianisme qui est au centre de l’histoire porté à l’écran dans DISOBEDIENCE.

Mais si on s’arrêtait à ce simple pitch, ce nouveau film de Sebastian Lelio ne serait pas très intéressant et relativement classique. Ce qui en fait tout l’intérêt est le milieu dans lequel se déroule l’histoire: une famille juive traditionaliste très croyante et pratiquante.

Et c’est l’introduction de l’élément perturbateur Ronit (incarnée par Rachel Weisz), femme libre et libérée, sortie définitivement de la tradition juive, qui va être l’élément déclencheur du récit du film. Attirée par Esti (interprétée par Rachel McAdams) qui est mariée avec Dovid, son ancien ami d’enfance, Ronit va semer le désordre dans une communauté rigidifiée par ses nombreuses règles. En entamant une relation lesbienne avec Esti, Ronit provoque un séisme dont personne ne se relèvera dans le couple et dans la famille surtout lorsque celle-ci sera découverte par quelques membres de la communauté.

De plus, Sebastian Lelio met en scène DISOBEDIENCE comme un thriller, ménageant souvent le suspens, ce qui donne au film un aspect légèrement hitchcockien par moment.

Si l’on ajoute à cela l’interprétation exceptionnelle des deux actrices principales qui ont largement collaboré aux scènes lesbiennes afin d’en augmenter le réalisme et de rendre beaucoup plus crédible l’ensemble du récit, on obtient un film aux personnages très subtils avec une parfaite transcription des non-dits.

Seul bémol (si il fallait en trouver un), le fond de l’histoire reste somme toute classique une fois qu’il est sorti du contexte religieux et qu’il n’est plus porté par un duo d’actrices magnifiques.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...