Equipe: Daniel Auteuil, Fanny Cottençon, Jean Becker, Jean Cosmos, Jean-Pierre Darroussin
Durée: 109‘
Genre: Comédie
Date de sortie: 07/08/2007
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Ayant acquis une honnête réputation de peintre parisien, un quinquagénaire revient dans le centre de la France profonde prendre possession de la maison de sa jeunesse. Autour de la bâtisse s’étend un grand terrain qu’il n’aura ni le goût ni le talent d’entretenir. Aussi fait-il appel à candidature, par voie d’annonce locale. Le premier candidat (qui sera le bon) est un ancien complice de la communale, perdu de vue et ainsi miraculeusement retrouvé. Il sera le JARDINIER.
Le côtoyant au long des jours le PEINTRE découvre un homme qui d’abord l’intrigue puis l’émerveille par la franchise et la simplicité de son regard sur le monde. Sa vie est jalonnée de repères simples. Bonheur sans éclat. Aucune aigreur, nulle jalousie chez le jardinier. Et ses héros sont toujours des gens modestes.
Son système de valeurs passe par un unique critère qui, consciemment ou non, lui tient lieu d'étalon pour juger des choses et des gens: le bon sens. L’art lui-même que pratique son ami ne trouve grâce à ses yeux qu’après des heures d’observation discrète...

Notre critique:

DIALOGUE AVEC MON JARDINIER, c’est avant tout l’histoire d’une rencontre entre deux hommes et deux milieux sociaux. D’un côté, un jardinier, homme simple, rural, sans fioritures qui vit la vie comme elle vient et aborde les choses avec une solide dose de bon sens… De l’autre, un artiste peintre renommé, courtisé, à un tournant de son art, bourgeois aimant l’aisance… L’un va déteindre sur l’autre, le poussant à s’interroger sur son art et sur le sens de ce dernier.

Deux hommes en (presque) huis-clos et donc deux acteurs. Tout le film, on s’en doute, repose donc sur les épaules des deux pointures que sont Daniel Auteuil dans le rôle de « Dupinceau » et l’excellent Jean-Pierre Darroussin dans la peau de « Dujardin ». C’est avec aisance que l’un et l’autre font croire à leur personnage et donnent corps aux dialogues soutenus (il n’y a pratiquement pas de silences).

Après L’ETE MEURTRIER ou LES ENFANTS DU MARAIS, le très rare Jean Becker nous offre un échange d’humanité sur fond politique et social, reposant principalement sur le talent des deux comédiens principaux…

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...