Equipe:
Genre: Drame
Date de sortie: 20/05/2014
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

A peine sortie d’un long congé de maladie, Sandra s’est faite licencier. Fragilisée, elle refuse de rencontrer Dumont, son patron, qui n’a pas encore entériné la décision du licenciement...

Notre critique:

Présenté en compétition officielle à Cannes, DEUX JOURS, UNE NUIT était très attendu par le public belge mais aussi par la critique en général. Les frères Dardenne vont-il encore repartir avec un prix cette année après deux palmes d’or?
Comme à leur habitude les deux frères se sont embarqués dans un récit à orientation sociale. Mais cette fois, au lieu d’explorer des cas sociaux forts et plus rares qui leur permettent de dénoncer souvent sous forme d’un pamphlet dur des problèmes difficiles et moins connus du grand public, ils ont choisi d’ancrer leur film dans une préoccupation bien connue en Belgique et en Europe: une entreprise de panneaux solaires en difficulté qui décide de licencier ou de diminuer les primes de chaque employé.
Histoire donc plus classique traitée plus d’un point de vue humain que social, DEUX JOURS, UNE NUIT se joue sur une période réduite (comme l’indique son titre) et travaille sur une mise en scène en plan séquence assez répétitive (Sandra démarche ses collègues tout au long du w.e.) laissant peu de place à l’invention et à la surprise.
Et bien que Marion Cotillard fasse montre d’une interprétation exceptionnelle, on ne trouvera pas dans DEUX JOURS, UNE NUIT le côté plus dénonciateur qui a, par le passé, porté bon nombre des films des frères Dardenne au panthéon des réalisateurs de films sociaux.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...