Equipe: Elijah Wood, Mimi Leder, Morgan Freeman, Robert Duvall, Téa Léoni
Durée: 121‘
Genre: Film de science-fiction
Date de sortie: 26/05/1998
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Une journaliste (Téa Léoni), en manque de promotion, croit décrocher le gros lot avec une pseudo-affaire de fesses au sein de la Maison Blanche (et oui, encore une!). Elle se fourrera le doigt dans l'oeil en remarquant qu'elle vient de mettre l'autre sur l'affaire de cette fin d'ère: l'extinction de la race humaine causée par la collision d'une météorite avec notre belle planète bleue. Le président (Morgan Freeman) rassurant ses con-citoyens leur annonce qu'il envoie une fusée pour aller faire péter l'astre fou et qu'un million de terriens made in USA se verront logés dans d'immenses cavernes aménagées à ce dessein. Le reste n'est qu'attente.

Notre critique:

Après un spectaculaire week-end d’ouverture aux Etats-Unis (41.2 millions de $), les premières comètes de l’été s’abattent sur notre petit pays. Coiffant, vite fait, bien fait ARMAGEDDON (avec Bruce Willis), deuxième film avec des-gros-cailloux-venus-de-l’espace-qui-vont-s’aplatir-sur-la-Terre, DEEP IMPACT profite de la curiosité et d’une bande annonce bien ficelée pour s’envoyer une grosse partie du public…

Ce dernier lardon des studios Dreamworks, est l’exemple parfait de la technique de travail des studios de Spielberg, Katzenberg et Geffen à savoir : premièrement aucune star à l’affiche mais des acteurs connus: Téa Léoni, Robert Duvall, Elijah Wood… Deuxièmement, une pléiade de seconds rôles relativement fournis afin d’étoffer un scénario souvent linéaire. Troisièment, une histoire principalement axée sur ses personnages et leurs témoignages des événements. Et quatrièmement, un usage parcimonieux d’effets spéciaux se devant d’être réellement impresionnants. Sur cette base simple, on y adjoint un réalisateur ayant fait des preuves télévisuelles ou cinématographiques (ici, Mimi Leder, réalisatrice d’épisodes d’Urgences et du film The Peacemaker) mais à la personnalité pauvre. Le tour est joué!

L’histoire de DEEP IMPACT arbore donc peu d’intérêt et on n’est pas peu optimiste quant à sa survie dans l’histoire cinématographique. Certes, l’aspect relationnel et psychologique de certains protagonistes sont développés, au détriment de l’action et du spectateur. Soulevons néanmoins les trop rares moments d’action ou de catastrophe assez ébouriffants. L’impact , de très courte durée, secoue vraiment. Raz-de-marée, destruction massive, … New-York en prend de nouveau plein les dents ceci après le passage des extra-terrestres d’Independence Day et avant l’écrasante arrivée de GODZILLA. Il n’y pas à dire, il ne fait pas bon vivre à Big Apple pour le moment.

Bref, revenons à nos moutons. Côté négatif, des histoires inter-perso lourdes, des gens d’un calme olympien en prise avec une loterie alors qu’ils vont se prendre le ciel sur la tête, et peu d’effets. Le côté positif : 5 petites minutes fort spectaculaires, une mise en scène plus appuyée que dans le peacemaker, un président black et peu d’effets spéciaux (oui, cela peut-être à la fois une bonne et mauvaise combinaison).

DEEP IMPACT est un très, très, très gros pétard… humide.

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Journaliste