Titre français: Le Boulevard de la Mort

Equipe: Quentin Tarantino
Durée: 90‘
Genre:
Date de sortie: 05/06/2007
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Pour Jungle Julia, la DJ la plus sexy d'Austin (Texas), le crépuscule est l'occasion de se détendre avec ses meilleures copines, Shanna et Arlene. Les trois filles baroudent la nuit, faisant tourner les têtes dans tous les bars et dancing du texas. Mais toute l'attention qu'on leur porte n'est pas forcément innocente : Mike, cascadeur balafré et inquiétant, les suit sans se dévoiler, tapi dans sa voiture indestructible...

Notre critique:

Introduction: le projet GRIND’HOUSE offrait à l’origine aux spectateurs la possibilité de voir PLANET TERROR de Roberto Rodriguez et DEATH PROOF de Quentin Tarantino l’un après l’autre. Les montages tournaient aux alentours des 75 minutes. Et entre les deux, nous pouvions voir des fausses bande-annonces signées Rob Zombie (WEREWOLF WOMEN OF THE S.S.), Eli Roth (Thanskgiving) ou encore Edgar Wright (DON’T !). Le four du projet aux Etats-Unis n’a fait que conforté l’idée des frères Weinstein de projeter les deux œuvres séparément dans le reste du monde mais dans des versions rallongées. C’est cette dernière que nous avons vue!

Au fil des années, il est devenu un adjectif, une marque de fabrique pas toujours à bon escient et pas toujours gage de qualité. Mais le seul et only vrai Quentin est de retour. Le Tarantino nouveau est arrivé!

Qu’est-donc devenu Tarantino? Au fil des ans et de ses productions, la réponse serait un mini nabab du cinéma! Un mec qui peut faire absolument tout ce qu’il veut, et qui peut nous servir tout ce qu’il veut et parce que son nom est en haut de l’affiche, cela devient génial! Ouaip! Permettez-moi de m’insurger et je sens bien que je vais me manger des pots de fleurs pendant trois mois, mais bon, je persiste et je signe.

Tout d’abord, rendez à Tarantino, ce qui appartient à Quentin, un sens inouï de la tchache, du cadre, de la bonne’zic mais aussi une perversité assumée. Car DEATH PROOF est un film de grand pervers! Tout est filmé comme des séquences de cul, dans leurs rythmiques, progression et finalité! L’amour des pieds, des culs, des filles etc… transpire à chaque image. Mais T. le fétichiste se fait aussi masochiste en laissant la (belle) parole aux filles dans des discussions qui ne sont pas sans rappeler RESERVOIR DOGS (mais bon, ici c’est long et très ‘féminin’!) et un final qui en dit long sur sa visualisation de la gente féminine. Donc, à priori pas vraiment de quoi s’emmerder… Hormis, le problème majeur de l’oeuvrette…

En prenant comme excuse l’hommage, en tant que tel, au cinéma d’exploitation des seventies, Tarantino se le joue fainéant de base. Pire, il se cache derrière des effets de styles, de sons, des raccords ratés, des changements de bobines qui sont légions. Aujourd’hui si l’on regarde un film de ses années-là, on peut accepter toutes ces ‘modifications’ non désirées. Mais cela paraît bien pauvre voire facile quand on regarde une production actuelle. Il revisite donc le film de psychopathe en lui filant comme arme une voiture ‘indestructible’ tataaaa! Et de crier son amour pour des fictions telles que VANISHING POINT, DIRTY MARY & CRAZY LARRY. Bref, il nous sert un trop plein d’excuses faute de pouvoir faire mieux qu’un film amusant, mais mineur, qui nous ressert par deux fois la même histoire. Gonflé le mec!

Mais la grande question qui réside et ne s’effacera pas si vite que cela. Si DEATH PROOF n’était pas signé Q.T. qui y prêterait attention?

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Journaliste