Titre français: Le ruban blanc

Equipe:
Durée: 155‘
Genre: Drame
Date de sortie: 20/10/2009
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Début du vingtième siècle dans le nord de l'Allemagne. Le médecin d'un petit village est victime d'un accident alors qu'il rentre à cheval chez lui. Alertée, sa fille appelle la voisine à l'aide et le médecin est envoyé à l'hôpital à quelques trente kilomètres de là. Alors que l'on cherche les causes de l'accident, on se rend compte qu'un câble presque invisible avait été tendu devant la demeure du médecin. L'accident n'était donc en fait qu'un acte malveillant...

Notre critique:

Sous le couvert de crimes étranges dans un village, Michael Hanneke (LA PIANISTE, CACHE) aborde un microcosme de société dans lequel on retrouve toutes les strates d’une société allemande en devenir. Tout en noir et blanc, sans musique, conté par un narrateur en voix off, le nouveau film du réalisateur allie une forme austère et très maîtrisée pour renforcer l’époque non moins austère qui est la toile de fond du récit.

Pas de stars, ni d’acteurs connus pour ce DAS WEISSE BAND, palme d’or cannoise 2009, qui cherche une certaine vérité derrière les masques de l’existence et qui, une fois de plus, plonge au coeur d’une des préoccupations récurrentes d’Hanneke: l’enfance meurtrière et pervertie (BENNY’S VIDEO, FUNNY GAMES).

Excellente illustration de la hiérarchie villageoise (à l’image de la hiérarchie d’un pays) et des conditions de vie des enfants à l’époque, le film est surtout un approfondissement des épiphénomènes qui conduisent à certains mécanismes sociaux complexes, le tout dans une forme parfaitement maîtrisée, sobre qui renforce l’effet oppressant de l’ensemble.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...