Equipe:
Durée: 103‘
Genre:
Date de sortie: 18/03/2003
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Matt Murdock est un avocat aveugle. Son père, un boxeur sur le retour, lui a appris que l'on ne réussit pas dans la vie sans travail et sans honneur. Et il en est mort. Tué par le Caïd. Depuis, Matt cherche à prendre sa revanche: celle sur la vie en étant un avocat travaillant à défendre la veuve et l'opprimé, celle sur la mort de son père en traquant les malfrats sous l'identité de Daredevil, l'homme sans peur...

Notre critique:

Et hop, voici le énième héros costumé made in US et le premier de la longue série qui nous attend cette année 2003 (X-MEN 2, THE HULK, THE LEAGUE OF EXTRAORDINARY GENTLEMEN). Il faudra donc vous y faire (pour ceux qui n’aiment pas ça!). Mais DAREDEVIL n’est pas tout à fait comme les autres. Bon, bien sûr, comme les autres, il veut venger la perte d’un être cher (voir SPIDERMAN, BATMAN et consorts) et comme les autres il travaille plutôt la nuit que le jour. Mais il a un terrible secret: il est aveugle… Heureusement rien n’est impossible pour nos amis en costume moulant et Daredevil voit presque mieux que vous et moi grâce à un sens ‘radar’ très développé.

Récit construit entièrement comme un gigantesque flash-back remontant à l’enfance de DD, le film est, contrairement à un SPIDERMAN ou un X-MEN, conçu comme une histoire à part entière avec une enfance, des études, le travail, l’ amour et la vengeance, ce qui fait que l’on pourrait s’arrêter à un seul opus sans problème (ce n’est pas pour cela que les studios n’y verront pas une suite). Et qu’il s’agisse du sens radar de DD ou de ses combats (même si les pirouettes deviennent de plus en plus faciles avec les effets spéciaux de nos jours) ou encore du soin apporté à l’image sombre et forte, il n’y a pas de doute, DAREDEVIL est bien un divertissement de qualité. Par contre, les notions de caisson réparateur, de souffrance infligée à lui-même dans une sorte d’ultime masochisme, ou le costume un peu large, très approximative copie du comics (et donnant au personnage un aspect parfois bouffi) laisseront sans doute très dubitatif le spectateur moyen mais aussi le fan du héros aveugle.

Quant à Ben Affleck en avocat décoiffé en permanence avec l’humour au bord des lèvres, on ne peut pas dire qu’il apporte un supplément de crédibilité à son personnage sans pour autant être complètement agaçant. Que le personnage du Caïd soit devenu noir en passant du comics au film ne gêne pas trop d’autant plus que Michael Clarke Duncan est certainement l’acteur qui pouvait interpréter ce personnage tout en force. Enfin, les charmes indéniables de Jennifer Garner ajoutent sans aucun doute un plus à une intrigue romantique mieux développée que dans SPIDERMAN.

En bref, DAREDEVIL, même si il est loin d’innover en la matière, est un spectacle réussi qui plaira à toute la famille…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...