Equipe: Dolph Lundgren, Florian Munteanu, Michael B. Jordan, Steven Caple Jr, Sylvester Stallone, Tessa Thompson
Durée: 130‘
Genre: Drame
Date de sortie: 09/01/2019
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

La vie est devenue un numéro d'équilibriste pour Adonis Creed. Entre ses obligations personnelles et son entraînement pour son prochain grand match, il est à la croisée des chemins. Et l'enjeu du combat est d'autant plus élevé que son rival est lié au passé de sa famille. Mais il peut compter sur la présence de Rocky Balboa à ses côtés : avec lui, il comprendra ce qui vaut la peine de se battre et découvrira qu'il n'y a rien de plus important que les valeurs familiales.

Notre critique:

Quand on a appris que la saga ROCKY prenait un nouveau tournant avec le personnage d’Adonis Creed, les dents ont un peu grincé. En effet, si dans son ensemble la saga ROCKY est plutôt de bon calibre, il ne fallait pas non plus trop en faire, surtout que Rocky avait déjà pris sa retraite… deux fois! En faisant entrer en scène le fils du plus grand rival et ami de Rocky, les possibilités se sont élargies. Dans CREED II, voilà qu’il va devoir affronter le fils d’Ivan Drago, le boxeur ayant tué son père en plein combat. Ce combat, Rocky aurait dû le faire arrêter mais ce ne fut pas le cas et la mort d’Appolo Creed en fut la conséquence. Ce combat entre les fils, Adonis Creed et Viktor Drago est donc un sacré symbole! Tout comme l’est celui des entraineurs, Rocky et Ivan Drago.

CREED II, c’est le vieux combat entre le bloc de l’est et le bloc de l’ouest qui refait surface. C’est celui entre le passé et l’avenir, entre la vieille école et la nouvelle. Dans ce film, Adonis Creed passe par différentes étapes. Il ne sait pas trop comment gérer ce challenge, s’il doit l’accepter ou non. Cette épreuve va mettre quelque peu sa relation avec Rocky en danger qui, avec l’expérience, ne fait pas la même analyse que le jeune et fougueux boxeur. Les confrontations sont réellement partout mais, le plus grand ennemi de Creed, c’est avant tout lui-même. Il va devoir prendre des décisions majeures qui vont impacter sa vie.

C’est le film qui brasse le plus large puisque sont abordés les thèmes du couple, de la responsabilité mais aussi de la paternité. Le fils de Rocky a presque toujours été une figure absente. Le fait qu’Adonis devienne père à son tour réveille de vieux souvenirs chez Rocky mais cela va apporter des réflexions chez Adonis avant tout. Est-ce que ce bébé est une bonne idée sachant que sa mère est sourde? La question se pose, la réponse sera toute trouvée. Quoi qu’il en soit, devenir père, après avoir eu un père absent, surtout de son vivant, est une étape cruciale. C’est même l’un des moteurs du film avec le combat et tout le symbole que cela représente.

Outre les personnages de Creed et Rocky, ceux que l’on découvre plus sont, avant tout, la compagne d’Adonis, Bianca mais aussi les Drago, Ivan et Viktor. On prend énormément de plaisir à revoir Ivan, toujours interprété par Dolph Lundgren, qui a ici beaucoup plus à défendre. En fin de film, il réalise une action d’une puissance énorme dont la signification, dans l’univers de Rocky, est on ne peut plus importante et superbe. Le personnage de Viktor est quant à lui tout aussi intéressant, notamment au travers de sa famille. D’une part, il a été plongé dans le monde de son père, celui duquel il s’est fait humilier mais, il y a également la mère qui, suite à l’humiliation de son mari, a quitté époux et enfant. Le combat contre Creed est tout aussi symbolique pour les russes que les américains. Quel que soit le rôle incarné, chaque comédien y met tout son cœur, livrant de solides performances.

CREED II est une surprise que l’on n’attendait peut-être pas. Si son scénario est quelque peu prévisible, il emballe rapidement grâce à tout ce qu’il représente, au charisme et intérêt des personnages et à sa mise en scène pas trop balourde. Il s’agit d’un excellent divertissement qui satisfera tant les fans de ROCKY que les spectateurs lambda.

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A propos de l'auteur

Thibault van de Werve

Ce jeune passionné de cinéma, formé entre autres au Festival du Film Fantastique de Bruxelles, affectionne en particulier Steven Spielberg, Terrence Malick et Alejandro Gonzalez Iñárritu. Il écume avec passion les visions de presse et les nombreux festivals belges, où il s'est déjà retrouvé juré (Brussels Film Festival, Festival du Film d'Amour de Mons, Festival du Film Policier de Liège...), tout en officiant par ailleurs pour les pages culturelles de La Libre Belgique.