Titre français: Les Lycéennes De Beverly Hills

Equipe:
Durée: 97‘
Genre:
Date de sortie: 18/06/1996
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le père de Cher est un richissime avocat. Sa mère est morte en la mettant au monde. Cher, une jeune fille généreuse et ravissante, est au lycée. Avec son amie Dionne, elles jouent les entremetteuses pour marier deux professeurs célibataires. Quand Tai arrive à l'école, elle est mal fringuée et clairement pas dans le vent. Cher et Dionne prennent en main son "éducation". C'est en cherchant un compagnon pour la nouvelle arrivante que Cher s'aperçoit qu'elle aussi, aurait bien besoin d'un petit ami. Sa quête la conduit jusqu'à son demi-frère...

Notre critique:

Et voilà un film qui s’inscrit dans la grande tradition des films « ado » de l’été. Il est beau, il est gentil, il est niais. Il aurait presque tout pour plaire, s’il n’y avait ce relent dérangeant de bourgeoisie américaine. C’est avec complaisance que la réalisatrice Amy Heckerling (LOOK WHO’S TALKING I & II) se plonge dans cette banlieue aisée où évoluent tout ses personnages, dont l’épaisseur et l’intérêt sont inversement proportionnels à la taille de leur compte en banque. Quand Cher est frustrée, elle fait des courses. Et si elle fait rater à son père un contrat de plusieurs millions de dollars, ce n’est pas grave, c’est parce qu’elle était amoureuse… Difficile dans ces conditions de s’identifier à l’héroïne, ou de s’attendrir sur son sort: on a plutôt envie de lui filer une paire de claques et de changer de film!rn

CLUELESS aurait pu être une satire sociale, un film ironique et drôle. Mais non! Les éclats de rires sont rares et souvent forcés. L’ironie, quand il y en a, est beaucoup trop discrète. La réalisatrice n’a pas su se distancer de son propos, ni trouver le ton adéquat. En outre, le scénario, superficiel et inintéressant, n’arrive pas à capter notre attention. Quand à Alicia Silverstone (la future batgirl de BATMAN AND ROBIN), elle est carrément insupportable. Dire que sa présence est un des atouts marketing du film! rn

Non, décidément, CLUELESS est un film inutile. A moins que votre Amérique ne se limite à Beverly Hills, à moins que votre vie ne soit faite de courses et d’amourettes, et que votre seul stress soit de choisir votre tenue du lendemain, parmi plus de 500 toilettes…

A propos de l'auteur

Journaliste