Equipe:
Durée: 80‘
Genre: Film d'animation
Date de sortie: 12/12/2000
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Si les poules de la ferme de M. Tweedy vivent paisiblement, c'est parce qu'elles n'imaginent pas qu'elle finiront à la casserole un jour. Seule Ginger comprend qu'elles vivent en sursis dans une prison... Avec l'aide du coq Rocky, elle essaie de les persuader de s'enfuir et de leur apprendre à voler... Mais ça n'a rien d'évident.

Notre critique:

Attention, les poules ont des dents et c’est tant mieux! C’est tant mieux car c’est un des signes qui prouve que ces poules-là sont, pour notre plus grand plaisir, en pâte à modeler. Comme elles sont en plus l’oeuvre d’un des maîtres du genre, Nick Park, le papa de WALLACE ET GROMIT, affublé pour l’occasion de son compère Peter Lord, le spectateur ne peut que se féliciter et se préparer à voir un morceau d’anthologie d’animation image par image.

Car c’est bien de cela dont il s’agit avec CHICKEN RUN: de l’animation image par image, un travail artisanal remarquable, à mille lieues des images de synthèses et autres dessins animés par ordinateur. Avec 3 oscars reçus dans le domaine des courts et moyens-métrages (notamment pour les deux Wallace et Gromit), Nick Park avait depuis longtemps l’ambition de passer au long-métrage, mais il lui fallait non seulement trouver le financement d’un tel projet mais aussi le scénario qui tienne en haleine le public jeune et moins jeune. Le financement est venu des Etats-Unis, d’un des grands studios hollywoodien, celui de Spielberg (DreamWorks) tandis que le scénario est parti d’une idée de Nick Park: faire un film d’évasion où les prisonniers sont des poules et les gardiens des humains.

Au-delà de l’exploit technique, on retrouve bien sûr dans CHICKEN RUN tout ce qui a fait la renommée des Studios Aardman: le sens du détail tant dans les décors que dans les personnages, un humour débridé, un rythme endiablé et une perception du récit tout à fait extraordinaire! Les références à de nombreux films (dont THE GREAT ESCAPE) parsèment ce petit bijou humoristique et lui confèrent le second degré qui plaira aux adultes.

Pour les voix, et pour la première fois dans l’histoire des Studio Aardman, ce sont des stars qui prêtent leur timbre aux personnages principaux. Le fameux coq volant est ainsi affublé de l’organe de Mel Gibson en version originale tandis que c’est Depardiou (en anglais dans le texte) qui lui donne ses envolées françaises.

A voir entre amis, avec toute la famille et surtout plusieurs fois pour en retirer la substantifique moëlle !

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...