Titre français: La guerre selon Charlie

Equipe: Aaron Sorkin, Julia Roberts, Mike Nichols, Philip Seymour Hoffman, Tom Hanks
Durée: 98‘
Genre: Drame biographique
Date de sortie: 15/01/2008
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le destin hors norme d´un membre du Congrès texan qui se faisait appeler Good Time Charlie en raison de son penchant pour l´alcool et les femmes. Découvert á Las Vegas en compagnie de deux strip-teaseuses cocaïnomanes, ce dernier vit sa carrière politique malmenée au début des années 80 et se racheta une conduite en contribuant de manière indirecte á la débâcle de l'Armée rouge en Afghanistan.

Notre critique:

Ce n’est pas la première fois que le réalisateur Mike Nichols se lance dans la réalisation d’un film touchant de près à la politique. On se souviendra de son PRIMARY COLORS (1998) qui retraçait la carrière d’un candidat à la présidence US, Jack Stanton, une sorte de succédané de Bill Clinton, et qui était déjà très critique envers le monde politique américain.

CHARLIE WILSON’S WAR est donc une nouvelle occasion, inspirée d’une histoire vraie, de dénoncer les travers d’un monde politique pour qui compromission et corruption sont denrées quotidiennes, qu’il soit américain ou autre d’ailleurs… L’intérêt du récit est de montrer ce beau monde au travers des actes d’un homme politique dépravé et alcoolique qui va se lancer dans une croisade avec les rebelles afghans contre les russes.

Cette forte critique de l’Amérique -tantôt drôle et tantôt dramatique- démonte point par point les mécanismes politiques qui conduisent une des plus grandes puissances du monde à accorder son aide à tel ou tel état. Et cerise sur un gâteau déjà appétissant, le film est admirablement servi par des comédiens solides qui n’hésitent pas à prendre à contre-pied les rôles qu’on leur attribue généralement. En tête de distribution, Tom Hanks, en alcoolo et homme à femmes, est assez jouissif même si il est peut-être un peu trop propre sur lui. Julia Roberts, quant à elle, semble s’éclater dans ce rôle de milliardaire touchée par la foi tandis que Philip Seymour Hoffman compose une fois de plus un de ces personnages ambigus, agent de la CIA brillant mais hors normes…

Très cynique et souvent ironique, CHARLIE WILSON’S WAR est un pamphlet sans concessions doté d’un casting à la hauteur et mis en scène sans temps morts par un réalisateur de talent. Que demande de plus le spectateur?

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...