Equipe:
Durée: 115‘
Genre:
Date de sortie:
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Nicolas est fils et petit-fils de paysan. Dans sa famille, l'avenir est immuable et se trace au fil des générations sans le moindre changement. Pourtant, Nicolas n'est pas fait pour la terre, les vaches et le train-train rural. Il veut casser cet héritage pour découvrir ce qui se passe dehors. Même si grand-père le comprend à moitié, son père, lui, n'accepte pas ce choix. Néanmoins, il lui donnera sa chance en se suicidant...

Notre critique:

François Dupeyron n’est pas un réalisateur réputé pour ses notes de tendresse ou ses fins légères et ouvertes. DROLE D’ENDROIT POUR UNE RENCONTRE ou encore LA MACHINE étaient des oeuvres qui réfutaient tout optimisme. Aujourd’hui, Dupeyron est passé de l’autre côté de la barrière, il veut s’ouvrir à la vie et la question qu’il (se) pose est plus, ici, un préambule à la richesse des événements qui nous attendent au cours de notre existence qu’un retour vers le passé chargé d’amertume

Eric Caravaca est Nicolas, Jean-Pierre Daroussin est le père et Jacques Dufhilo est le grand-père. Ils représentent trois générations qui n’en forment qu’une. Trois couches qui ne peuvent vivre indépendamment l’une de l’autre. Sur ce canevas en phase avec la réalité et ses problèmes (la vache folle, les traites impayées) viennent se greffer des éléments de vie et de sagesse: la fougue d’un jeunot qui veut tout faire voler en éclat de peur de rester enfermé dans un milieu castrateur ou la philosophie d’un vieillard qui prend le temps de dire bonjour au soleil. Entre les questions de l’un et les réponse de l’autre s’accorde une belle histoire qui se balade au rythme des saisons. Le tout agrémenté de la superbe photo de Tetsuo Nagata et des douces mélodies de Michel Portal, transcende l’image carte postale pour nous (re-)faire découvrir le bien-être de l’existence. Tout à la fois réel et magique.

A propos de l'auteur

Journaliste