Equipe:
Durée: 105‘
Genre:
Date de sortie: 04/02/1997
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un gosse d'une douzaine d'années a décidé, à l'insu de ses parents, d'héberger un enfant défavorisé dans le cadre d'un programme humanitaire. Pendant un mois, il va lui falloir ruser pour que le pot aux roses ne soit pas découvert. Naturellement, les choses ne se dérouleront pas exactement comme espéré.

Notre critique:

Aller au cinéma, même si c’est pour la bonne cause (ha, ha!), est parfois pénible.

Le nouveau Fansten en est un exemple parfait.

Au début, on se dit « chouette », Fansten c’est le gars qui avait réalisé LA FRACTURE DU MYOCARDE, petit film conçu pour la téloche touché par la grâce et dans lequel les mômes n’étaient pas considérés comme des chiots savants.

Antoine de Caunes et Dominique Blanc sont au générique. « Re-chouette » solliloque-t-on car ces deux-là bénéficient d’un capital sympathie mille fois mérité.

Cent et cinq minutes plus tard, on toussote poliment. On se dit qu’éventuellement, sur France 3 Nord-Picardie, oui, peut-être, un samedi soir, vers minuit, coincé à la maison avec la grippe… Il y a des films comme ça, c’est pas par manque de volonté, mais ça coince. C’EST POUR LA BONNE CAUSE ne marche pas. Le scénario au départ d’une bonne idée se prend les pieds dans des gamineries invraisemblables qui se veulent autant de ressorts comiques. La réalisation manque cruellement de rythme et s’enlise dans des dialogues improbables. Et en bout de course, les interprètes adultes manquent de conviction tandis que les interprètes enfants sombrent dans le cabotinage le plus crispant. Il reste Dominique Blanc, impeccable. Quoique, à force de bien faire son travail, elle finit par faire tache.

Bourré de bonnes intentions, C’EST POUR LA BONNE CAUSE nous rappelle que l’enfer en est pavé. Dommage.

A propos de l'auteur

Journaliste