Equipe: Benjamin Bratt, Halle Berry, Pitof, Sharon Stone
Durée: 104‘
Genre: Film d'aventures
Date de sortie: 31/08/2004
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Créative pour une société vendeuse de produits de beauté, Patience Philips vit une existence routinière dans un job qui ne flatte pas vraiment son sens artistique. Alors qu'elle assure la campagne de lancement d'un nouveau produit, Beau-Line, elle découvre que ce dernier a des effets secondaires graves et dangereux pour toutes les femmes qui vont l'utiliser. Mais alors qu'elle tente de s'enfuir avec son terrible secret, elle est assassinée... Mais est-elle vraiment morte?

Notre critique:

CATWOMAN, on s’en doute, c’est d’abord, sous un masque de chat, une actrice capable d’allier beauté, vitalité et sensualité… C’est sans doute pourquoi la production avait d’abord envisagé Ashley Judd, puis Nicole Kidman, et enfin, en retombant bien sûr sur ses pattes, Halle Berry… Rien que cette valse hésitation pouvait laisser présager du pire! Mais la grosse surprise vint lorsque l’on entendit parler de Pitof à la barre de ce long métrage américain. Le réalisateur de VIDOCQ, réalisateur de la deuxième équipe sur ALIEN: RESURRECTION, se voyait ainsi propulsé aux manettes d’une grosse production hollywoodienne avec des pointures féminines: Halle Berry face à Sharon Stone. Là, CATWOMAN sentait fortement le soufre…

Force est de constater que nos craintes étaient hélas fondées. Si la photographie de Thierry Arbogast (THE FIFTH ELEMENT, LES RIVIERES POURPRES) est soignée, notamment avec un éclairage des visages en parfaite adéquation avec l’histoire (les produits de beauté ne sont-ils pas au centre du récit…), le reste du film ne tient pas debout. Il faut dire qu’avec quatre scénaristes, il y avait de nouveau de quoi avoir peur. Une mise en place du personnage relativement maladroite et longue handicape le film dès le départ et rend impossible un vrai décollage pendant les 104 minutes de sa durée.

Et si un effort a à nouveau été fait au niveau de l’éclairage et du maquillage pour permettre le meilleur raccord entre le personnage ‘réel’ de Halle Berry et son double virtuel et cascadant, on se lasse très vite de voir cette femme chat sauter comme une araignée sans avoir le collant rouge et bleu de cette dernière. A certains moments, on se croirait même devant l’écran de sa console de jeu tant les sauts sont artificiels (à propos, cela tombe bien puisque, ô hasard, le jeu est disponible sur toutes vos bonnes consoles). Les chorégraphies des combats sont elles aussi beaucoup trop hachées et saccadées pour que l’on puisse en apprécier la (possible) finesse…

Alors, que reste-t-il de ce félin féminin? La plastique parfaite d’une Halle Berry qui se la joue chatte sur un toit brûlant? Oui, c’est vrai qu’elle est sans conteste parfaite (la plastique), mais la sensualité n’est pas hélas au rendez-vous! Le film ne fait qu’effleurer le personnage sans jamais lui donner la chance de laisser passer au premier plan la vrai dualité de cette mi-femme, mi-chatte, autrement que dans des dialogues plats et trop souvent explicatifs. Mais où est donc passé la Michelle Pfeiffer qui, d’un seul miaou, parvenait à faire chavirer nos sens?

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...