Equipe:
Durée: 129‘
Genre:
Date de sortie: 17/07/2001
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Nous sommes en 1941. La Grèce a perdu sa guerre. Les Italiens occupent dès lors l’île de Céphalonie. Parmi les troupes débarque le capitaine Antonio Corelli, joueur passionné de mandoline, qui ne laisse point indifférente la belle Pelagia. Mais est-ce que leur tragique épisode amoureux aura raison des circonstances historiques ?

Notre critique:

A n’en point douter, nous sommes ici en présence d’un mélo pur jus. Soit deux hommes et une femme plongés dans la tourmente. Elle (Penélope Cruz – Dieu quelle est belle !) est italienne; son homme (Christian Bale) est un partisan grec; le grain de sable (Nicolas Cage), quant à lui, est à la botte de Mussolini…

Jusque là rien de nouveau, mais le reste de cette adaptation du best-seller de Louis de Bernières est du même tonneau. La mise en scène de John Madden, réalisateur du très surestimé SHAKESPEARE IN LOVE, joue d’un académisme fatiguant dénué de bon lyrisme et d’emphase judicieuse. Tant et si bien que devant si peu d’enthousiasme, on se met à joyeusement enc… les coléoptères. Et là, la romance prend une autre tournure!

Nic Cage y représente le chaînon manquant entre les deux cultures. Seul personnage à parler deux langues dans le paysage (alors qu’à l’écran, il en parle trois), il devient interprète entre les deux civilisations. Il parle à ses comparses italiens en anglais et aux grecs en anglais. Mais pour que les Italiens puisque comprendre le langage des buveurs d’ouzo, Nic leur traduit en anglais les lettres écrites en grec, tout en gardant l’accent italien. Dans ce méli-mélo hautement jouissif en n’importe quoi parce qu’il n’évite aucun écueil, l’inoubliable Castor Troy perd de temps à autre son accent face à un Christian Bale très carré et à une Penélope totalement à l’aise. Comme pour rajouter une couche dans la mièvrerie John Hurt y va de son couplet sur l’amour tandis que les Italiens sont croqués comme étant de joyeux lurons qui ne font que la fête, boivent et chantent. Alors pour ne pas en faire de trop sérieux méchants, on fait débarquer les Allemands. Du coup, chacun cherche son camp tandis que les autres cherchent leur amour. Et ceci n’est que le début de ce sommet de populisme primaire, dénué d’intérêt où personne ne semble croire en ce qu’il fait!

A propos de l'auteur

Journaliste