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Date de sortie: 08/03/2005
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Marc Stevens chante dans les hospices, rassurant les personnes âgées comme il peut. Son tour de chant fini, il repart sur les routes vers le Sud de la France. Mais au court du voyage, il se perd et tombe en panne au milieu de nulle part. Il trouve refuge dans une auberge et là commence son calvaire...

Notre critique:

Baignant dans un climat étrange et irrationnel, le début du film commence un peu à la manière des films d’horreur de la fin des années 70 ou des ‘survivals’ de l’époque, puisqu’on y retrouve cette atmosphère où la nature prend toute la place… Il serait aussi facile d’y voir quasi une sorte de PSYCHOSE décalé où le dingue essaye de recréer son amour disparu en jetant son dévolu sur une victime de passage.

Mais au bout d’une cinquantaine de minutes, on passe du simple film d’horreur de série B à un film carrément glauque et gratuit, complètement déjanté (scènes autour de la table, danse dans le bar, etc) et surtout, par moment, tout à fait vulgaire (la scène de zoophilie). On se croirait de temps à autre dans des scènes issues de certains films de zombies, l’humour noir en moins hélas. Car c’est là que le film de Fabrice Du Welz rate son but… En arrosant son sujet à la sauce réaliste d’une bonne louche d’excès et ce, sans y insérer l’humour ou le décalage salvateurs, le réalisateur belge nuit à toute la lecture de son film en en faisant ressortir uniquement les défauts et le côté éminemment prévisible. Et le point de départ -le besoin désespéré d’amour de tous les personnages- s’englue jusqu’à disparaître au fin fond des éclaboussures de violence plus ou moins gratuite qui tâchent l’écran.

Et c’est dommage, car CALVAIRE avait tout pour plaire aux fans du genre avec sa lumière qui touche presque au noir et blanc, quelques mouvements de caméra bien maîtrisés et son casting solide. Jackie Berroyer est excellent dans son rôle de tenancier cyclothymique, esprit brisé par son histoire d’amour, son jeu oscillant entre un Desproges et un Dupontel. Quant à Laurent Lucas, espérons qu’il ne va pas trop se spécialiser dans ce type de rôle (QUI A TUE BAMBI?, HARRY, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN) même s’il les interprète à merveille…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...