Equipe: Catherine Marchal, Erika Sainte, Gérard Lanvin, Jean Reno, Kaaris, Lannick Gautry, Olivier Marchal, Stanislas Merhar
Durée: 116‘
Genre: Drame policier
Date de sortie: 30/10/2020
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Des coups de feu. Des cris et des bruits de chute. Un homme, les larmes aux yeux, descend des escaliers d'une maison un fusil à la main et tue son chien au rez-de-chaussée avant de se donner la mort face à la mer...

Notre critique:

Olivier Marchal est cet ancien flic reconverti dans le cinéma (en tant qu’acteur, puis en tant que réalisateur) et qui a choisi de décrire la police plus comme des truands repentis que comme des policiers à part entière (36 QUAI DES ORFEVRES, MR 73, LES LYONNAIS). En gros, il s’est fait sienne la devise: pour arrêter des truands, il faut être un peu truand soi-même.

C’est partant de ce principe que son nouveau film, BRONX, sorti sur Netflix nous entraîne dans l’univers des flics corrompus de Marseille et du grand banditisme venu de Corse et opérant dans la région. Dialogues à l’emporte-pièce, testostérone à tous les étages, Olivier Marchal ne fait pas dans la dentelle et décrit une société totalement pourrie, corrompue où l’honneur et l’honnêteté sont des mots largement dévoyés.

La réalisation est à l’aune du sujet, les cuts sont francs et les scènes d’action suffisamment chargées de violence et de cascades que pour être crédibles. Quant au scénario de BRONX, il montre clairement que, même honnête, un flic se retrouve toujours piégé par l’environnement dans lequel il évolue. Malheureusement l’histoire est terriblement linéaire et aucune sous-histoire ne vient vraiment l’enrichir, ces sous-histoires étant majoritairement anecdotique. Et au fur à mesure du récit, la vraisemblance perd du terrain pour finir dans le trou noir de l’improbable absolu.

Si le sujet de base de BRONX aurait pu fonctionner, il n’en va pas de même des personnages qui sont des clichés vivants, qui n’attirent jamais l’empathie et qui manquent cruellement de profondeur, à l’instar des dialogues. Cela donne un film bancal sans émotions qui nous promène de piste en piste à la suite des enquêteurs ou des truands sans jamais réussir à faire réellement participer le spectateur.

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A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...