Equipe: Aaron McCusker, Aiden Gillen, Ben Hardy, Bryan Singer, Gwilym Lee, Joseph Mazzello, Lucy Boynton, Mike Myers, Rami Malek, Tom Hollander
Durée: 135‘
Genre: Drame biographique
Date de sortie: 31/10/2018
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Bohemian Rhapsody retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de leur chanteur emblématique Freddie Mercury, qui a défié les stéréotypes, brisé les conventions et révolutionné la musique. Du succès fulgurant de Freddie Mercury à ses excès, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie, découvrez la vie exceptionnelle d’un homme qui continue d’inspirer les outsiders, les rêveurs et tous ceux qui aiment la musique.

Notre critique:

Qu’il en a connu des péripéties ce projet de biopic consacré au leader de Queen! Longtemps attaché à Sacha Baron Cohen, c’est finalement les traits de Rami Malek qu’a pris Freddie Mercury. Une fois le tournage lancé, les galères ne se sont pas arrêtées pour autant puisqu’un peu avant la fin du tournage, le réalisateur, Bryan Singer, a été évincé pour, officiellement, des absences répétées sur le plateau de tournage, officieusement, des différents artistiques avec Rami Malek ainsi que, probablement, sa sulfureuse réputation qui devenait gênante en cette période de #MeToo. Mais bon, malgré toutes ces aventures, le film a pu être terminé et voici qu’il débarque finalement dans nos salles.

Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps, la qualité de BOHEMIAN RHAPSODY, le film, est inversement proportionnelle à celle de cette mythique chanson. Enfin, pas tout à fait non plus, il n’est pas question d’une catastrophe industrielle, mais le film va exactement là où on l’attend. C’est à dire qu’il démarre en 1970 quand Freddie Mercury va faire la rencontre de Brian May et Roger Taylor. On voit comment ils ont créé le groupe, la rencontre de Freddie avec Mary, celle à qui est dédié le fameux « Love of my life », la relation de Freddie, ou plutôt Farook de son vrai nom, avec ses parents, … S’ensuit la création de plusieurs chansons, le début du succès, les tourments de Freddie et ainsi de suite. Le problème de ce film est celui de la majorité des biopics, c’est à dire que c’est une page Wikipédia illustrée sans angle ni point de vue particulier pour rendre la chose plus digeste et, surtout, intéressante.

A la place, on a droit à une très jolie et fidèle reconstitution d’époque, avec de beaux costumes, de chouettes acteurs, de la bonne musique forcément et… c’est tout. Les fans de Queen, et surtout ceux de Mercury, n’apprendront rien et, ce n’est même pas certain que ceux qui ne sont pas spécialement fans apprennent quelque chose non plus. Le problème, c’est qu’afin de rendre le film grand public et afin de ne pas trop abîmer l’image de Mercury, le scénario ne va pas assez loin. Il ne montre pas à quel point Mercury a été loin dans certains excès, excès pourtant bien connus depuis des lustres. Ça aurait pu être mieux, mais non. Tout comme, de base, la période choisie n’est sans doute pas la plus intéressante non plus. Tout ce qui a suivi le Live Aid aurait sans doute mérité d’être montré à l’écran, certainement plus que certains des événements choisis.

Il reste donc un film propre, trop édulcoré, insipide mais pas déplaisant pour autant, merci notamment aux comédiens, Rami Malek en tête. Il incarne divinement bien Freddie Mercury, notamment lors de la prestation du Live Aid, fidèle geste après geste à ce qui s’est réellement passé. Et musicalement, c’est toujours un plaisir d’entendre ce groupe qui fut une machine à tubes, dommage que le résultat soit finalement si anecdotique.

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A propos de l'auteur

Thibault van de Werve

Ce jeune passionné de cinéma, formé entre autres au Festival du Film Fantastique de Bruxelles, affectionne en particulier Steven Spielberg, Terrence Malick et Alejandro Gonzalez Iñárritu. Il écume avec passion les visions de presse et les nombreux festivals belges, où il s'est déjà retrouvé juré (Brussels Film Festival, Festival du Film d'Amour de Mons, Festival du Film Policier de Liège...), tout en officiant par ailleurs pour les pages culturelles de La Libre Belgique.