Equipe:
Durée: 123‘
Genre:
Date de sortie: 16/06/1998
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

18 ans après la première folle équipée des Blues Brothers, c'est Elwood seul qui reçoit encore une mission de dieu: réunir à nouveau son orchestre pour sauver un autre orphelinat. La police, la mafia russe et d'autres vilains-pas-beaux se chargent d'émailler de castagne cette nouvelle quête.

Notre critique:

Ces derniers temps, John Landis a la cote en matière de suite. Après Anthony Waller qui s’en est allé ballader le loup-garou américain à Paris, voici Landis lui-même qui relance les Blues Brothers sur la route. Titre de cette suite: BLUES BROTHERS 2000!

Amaï comme on dit en Bordurie (pour ceux qui n’auraient pas de lettres, c’est une référence à Tintin, L’Affaire Tournesol!) et à Bruxelles (pour ceux qui seraient flan en géographie ou qui seraient américains, c’est une ville, même que c’est la capitale de l’Europe!). Amaï donc, car avec un titre pareil, on pouvait craindre le pire. Amaï derechef car on avait raison d’être pirophobique.

BB 2000 est un mauvais film. Tout au plus peut-on y voir un passable clip video de 2h03 (oui, oui, 2h03… ah c’est sûr, il ne passera jamais en entier sur MTV). Où le bât blesse-t-il? Pas de scénario du tout. Une mise en scène pépère dont on se dit que même feu Jeanne Calment en bout de course aurait été capable de quelque chose de plus excitant, ne fut-ce qu’à cause de sa tremblotte. C’est d’autant plus déplorable que les morceaux musicaux sont enlevés et auraient mérités autre chose qu’une succession de quasi plans fixes sur des musiciens célèbres, des danseurs prudents ou des Blues Brothers qui se dandinnent. La musique est pourtant bien le seul atout de ce non-film qui constitue la plus évidente faute de goût de la carrière d’un Landis que par ailleurs nous ne cessons d’apprécier.

Ah oui, pour ceux qui se demandent qui remplace John Belushi, parti trop tôt mais c’est un peu de sa faute, c’est John Goodman qui s’y colle avec moins de charisme mais énormément de bonne humeur. A noter aussi la présence dispensable d’un Blues « little » Brother d’une dizaine d’années qui danse fort bien. Par ailleurs, une cinquantaine de stars du blues, du rythm’n blues, du gospel, de la soul font des apparitions qui sauvent le film du naufrage, du moins si l’on n’est pas allergique à ce type de musique. C’est d’ailleurs cocasse. Si on aime cette musique, on sort de la salle de bonne humeur malgré le fait de s’être mangé un navet. That’s the magic of music, man.

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Journaliste