Titre français: Flic De Haut Vol

Equipe:
Durée: 93‘
Genre:
Date de sortie: 21/12/1999
Cotation: ooo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Miles Logan, voleur de diamants de son état, cache son butin dans un bâtiment en construction juste avant de se faire pincer. Libéré de prison quelques années plus tard, il retourne sur le chantier et découvre avec stupeur un fringant commissariat! Muni de faux papiers, il investit les lieux et se fait passer pour un nouvel inspecteur.

Notre critique:

Les mots manquent pour qualifier BLUE STREAK. Une formule, peut-être, résumerait l’étendue des dégâts: une louche d’actions mille fois filmées, un seau de pitreries agaçantes et une grosse couche de bonne morale américaine par-dessus.

rn

Bon…
Inutile de se fâcher. Disséquons calmement les organes principaux de cette production estampillée du sceau de l’entertainment

rn

Le sujet.
La résumé parle de lui-même.
Le scénario est une accumulation de scènes archi vues, d’invraisemblances criardes et de répliques lourdingues. Il est rythmé par les obligatoires fusillades et cascades de voiture. Le script rassemble, sans toutefois prendre la peine de les lier, les pires scènes de série B jamais écrites. En final, on obtient un exemple parfait de ce que peuvent générer les dérives du cinéma d’exploitation américain…

rn

Les comédiens
Dans le rôle principal de BLUE STREAK, nous avons l’insigne honneur de retrouver Martin Lawrence (partenaire de Tim Robbins dans NOTHING TO LOSE et de Will Smith dans BAD BOYS). Sorte de croisement hystérique entre Chris Tucker et Eddie Murphy, en pire, Lawrence nous impose une image de grimacier pitoyable. Il ponctue le film de one-man shows calamiteux, ne manquant aucune occasion pour écraser ses faire-valoir (Luke Wilson et William Forsythe).

rn

Lawrence est bien parti pour hanter nos écrans cinéma: le public américain a adoré.

rn


Hélas.

rn

La mise en scène.
Côté mise en scène, Les Mayfield (qui nous avait déjà fortement estourbi avec son pathétique FLUBBER) enfonce le clou doré auquel on accrochera l’étiquette de Navet. Il alterne sans complexe des plans fixes d’un Lawrence gesticulant et des mouvements amples de caméra ostensiblement copiés sur les films du genre – voir l’éternel travelling à travers le commissariat.

rn

Sans inspiration, Mayfield signe un film hamburger racoleur et énervant. Allez… on jette! Et on va voir autre chose…

A propos de l'auteur

Journaliste