Titre français: Créance De Sang

Equipe:
Genre:
Date de sortie: 12/11/2002
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Terry McCaleb, un super profiler du FBI, alors qu'il chasse un tueur en série surnommé 'Code Killer', se voit contraint à une retraite forcée, terrassé par un infarctus...
Quelques années plus tard, après avoir subit une greffe du coeur, McCaleb devra reprendre du service pour résoudre une série de crimes inexpliqués. Il se pourrait bien que son bon vieux copain 'Code Killer' a décidé de reprendre du service...

Notre critique:

Produit, réalisé, joué par Clint Eastwood, BLOOD WORK porte l’empreinte de ce désormais géant du cinéma américain. Filmé avec l’aisance et le calme qui caractérisent Eastwood, le film distille avec lui une sorte d’ambiance des polars des années 70-80, qui lui donne un air rétro pas forcément désagréable mais parfois un peu lent. Il s’en dégage comme une impression surannée qui énervera certainement les excités d’un cinéma coup de poing filmé souvent à la va-vite.

Clint Eastwood prend son temps pour situer ses personnages, mêler leurs existences, titiller leurs passions et engranger leurs défauts. Il se joue de lui-même avec malice en se mettant dans la peau d’un ancien du FBI, malade, presque au bout du rouleau à qui son médecin n’arrête pas de dire qu’il ferait mieux de raccrocher pour de bon. Le clin d’oeil est donc permanent sans pour autant que l’histoire en pâtisse.

Bien sûr, c’est du déjà-vu de bout en bout et même les rebondissements ne semblent là que pour renforcer les rapports des personnages et jouer une fois de plus sur leurs antagonismes. Mais on ne se lasse jamais vraiment et l’on se prend plutôt à sourire en voyant papy Eastwood dégommer calmement et sans sourciller la enième bagnole de sa carrière à coup de fusil à canon scié.

Tous les interprètes sont à la hauteur de leur directeur d’acteur, et l’on se réjouit de voir Jeff Daniels (PLEASANTVILLE, ARACHNOPHOBIA) dans un rôle pour le moins ambigu, qui prouve que cet acteur caméléon mérite qu’on lui confie des personnages un peu plus riches. Côté actrices, les personnages sont à la mesure de la virilité d’un Eastwood et Anjelica Huston ou Wanda De Jesus leur confère une force de caractère beaucoup plus moderne que le ton du film ne le laisse présumer.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...