Equipe:
Genre: Film fantastique
Date de sortie: 14/12/2004
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Désert de Syrie, en plein soleil. Un groupe casqué, masqué et couvert de la tête aux pieds s'avance vers une ancienne bâtisse. Ce sont des vampires venus chercher une créature de la nuit vieille de quatre mille ans, Dracula, leur père à tous. Pendant ce temps, au coeur de la civilisation, Blade continue de nettoyer sa ville des créatures de la nuit...

Notre critique:

Cette fois-ci, Blade, même s’il perd son fidèle bras droit Whistler (oh, zut, je l’ai dit!), fait des émules (notamment la charmante Jessica Biel) chez une bande de jeunes gens bien décidés à neutraliser un maximum de ‘méchants’ vampires qui règnent en maître sur la ville. Il faudra bien cela pour aider ce pauvre Blade qui tombe dans un piège tendu par le FBI et quelques-uns de ses potes vampires…

David Goyer, scénariste du premier opus, passe derrière la caméra pour le chapitre final… Final? Espérons-le car si BLADE I, venant en droite ligne de la BD, se donnait des allures de série B bien réjouissante et si BLADE II, réalisé par Guillermo Del Toro, en rajoutait une couche tout en soignant sa mise en scène, ce troisième chapitre ne brille décidément ni dans la forme ni dans le fond.

Car même si David Goyer semble devenu le scénariste spécialisé des adaptations de super-héros (GHOST RIDER, BATMAN BEGINS, NICK FURY), ce n’est pas pour autant qu’il parvient à éviter au film de tomber dans une sorte de brouet pour ado boutonneux, gommant la plupart des aspects les plus gore et les plus durs des épisodes précédents, pour en faire un film tout public. Même Blade semble avoir perdu ses dents…

Si l’iconographie BD est omniprésente, si quelques touches d’humour sont encore là (la scène d’évaluation du psy) et si de temps en temps suinte à nouveau une petite dose de sadisme (dans la torture proposée à King), le reste est bien édulcoré, juste bercé par le hard rock qui plaira aux ados. Et ce n’est pas la qualité de la course-poursuite entre Blade et Dracula qui empêche de mourir de rire à l’explication pseudo-scientifique du changement de forme de Dracula ou aux petits virus volants dans l’air à la fin.

A noter pour les amateurs de baladeurs MP3 la référence très (trop?) appuyée à l’iPod d’Apple…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...