Equipe:
Genre:
Date de sortie: 28/07/1998
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Pour sauver son compte en banque et maintenir sa nouvelle famille à flot, un ancien voyou reconverti dans le transport routier accepte de participer à un trafic d'arme.

Notre critique:

Qu’est-il arrivé à Patrick Swayze? Depuis son CITY OF JOY sorti d’un potager bien gras en 92, ses films ne traversent plus l’Atlantique autrement qu’en cassettes vidéo. A voir FATHER HOOD, TALL TALE et TO WONG FOO, on comprend d’ailleurs. On comprend moins pourquoi BLACK DOG n’a pas subi le même sort.

On y voit Patrick comateux, néanderthalien, apathique, jouer le camionneur musclé qui transporte des armes de contrebandes pour sauver sa femme, son gosse et son compte banquaire tous menacés de liquidation immédiate. Après lui avoir confié la cargaison, l’affreux Meatloaf fait tout pour la lui voler (cherchez l’erreur), enrobant son sempiternel « j’aurai ta peau connard » de citations de la Bible pour donner au film un cachet plus intelligent. C’est raté. En gros, on froisse beaucoup de tôle sur la route, on s’engueule pendant les pauses, et on pleurniche pendant les scènes d’amour.

Bref de la série B au sens péjoratif du terme et au front bien bas, jetée à la figure du spectateur par Kevin Hooks, l’auteur des immortels FLED et PASSAGER 57. Le dossier de presse le décrit comme « un des talents les plus recherchés d’Hollywood. » Il y en a qui ne doutent de rien.

A propos de l'auteur

Christophe Bruynix
Journaliste

Lorsqu'il ne gère pas la présence web de ses clients, Christophe Bruynix dévore de la fiction sous toutes ses formes. Le temps restant, il photographie, médite, soulève des poids lourds, se débat contre un "régime flexible" (fichus carbs), et il imite très bien Godzilla.