Equipe:
Durée: 147‘
Genre: Drame
Date de sortie: 22/02/2011
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Barcelone. Uxbal est à l'hôpital. Il passe une visite et on lui prélève du sang, puis se rend ensuite dans une église où l'on veille trois enfants morts. Seul avec eux, il semble capable de communiquer avec leurs esprits...

 

Notre critique:

Nominé aux Oscar dans la catégorie Meilleur Film Etranger, BIUTIFUL est seulement le quatrième long métrage de Alejandro González Iñárritu qui s’est taillé, depuis AMORES PERROS, une sérieuse réputation de metteur en scène. Après être passé par une veine plus américaine avec 21 GRAMS et BABEL, le voici qui renoue avec ses premières amours où lieux troubles se le disputent aux activités clandestines pour nous brosser un monde peu enviable et peu agréable dans lequel l’horreur se conjugue au quotidien.
Avec son héros ambigu, proche de la fin de sa vie -il est atteint d’un cancer de la prostate en phase terminale- et proche des morts -il est capable de communiquer avec les morts, Iñárritu nous entraîne dans un monde de sensations et de sentiments tous plus troubles les uns que les autres. Et Javier Bardem, terrifiant de justesse dans sa descente aux enfers face à la maladie, sert de guide empathique à nos peurs les plus profondes.
Son quotidien avec ses deux jeunes enfants et son ex-femme, renforcé par la mise en scène fluide du mexicain, nous englue dans une réalité sonore et profonde qui traumatise et nous conduit là où le réalisateur veut nous emmener.
Et ce n’est pas sans raison que BIUTIFUL commence comme il finit pour que nous, spectateur, n’ayons aucune chance d’échapper au cercle infernal de la vie et de la mort.

 

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...