Equipe:
Durée: 107‘
Genre: Comédie
Date de sortie: 29/06/2004
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Thierry doit se rendre en Suisse pour l'enterrement de sa grand-mère. C'est à cette occasion que Sophie, sa compagne, apprend qu'il est Suisse. En arrivant enfin (et trop tard) sur les lieux de l'enterrement, Thierry apprend qu'il hérite avec son frère et sa soeur de son arrière grand-père dont ils ignoraient la fortune...

Notre critique:

Pour un premier film, il fallait oser! Et, de Dieu, parmi les sujets brûlants de notre planète guerrière, il en est un, peu abordé, mais terriblement difficile à éviter: le choc culturel de l’étranger face à la Suisse ou peut-être bien le choc de la Suisse face à l’étranger… Quant à parler du choc culturel quasi explosif du français avec la Suisse, cela relève tout simplement du défi et de la provocation à l’état pure. Léa Fazer a osé et on lui en sera éternellement reconnaissant car cela donne un film bonnard…

Bon, évidemment, on passe souvent très près du folklore et de la caricature un peu forcée, mais grâce à une distribution solide, BIENVENUE EN SUISSE tient la route. Dans ce rôle de comédie, Emmanuelle Devos est en léger contre emploi mais cela lui va à ravir et elle assure très bien face à un Vincent Perez affublé d’un accent vaudois à mourir de rire et plus suisse que nature! Denis Podalydès, plus habitué au registre, renforce avec beaucoup de talent ce doublé d’artistes. Et les dialogues réalistes mais souvent percutants et drôles sont pour beaucoup dans les ressorts comiques du film.

« C’est une vraie malédiction d’être suisse » dit le personnage interprété par Podalydès (qui n’est d’ailleurs pas ethnologue par hasard)… Et il n’a pas tort, car par moment, on a plus l’impression d’être chez les dingues que chez les Suisses et l’on finit par avoir l’impression d’assister plus d’une fois à une sorte de catalogue de ce qui fait que la Suisse est la Suisse.
Si on peut regretter une certaine hésitation entre la franche satire et la simple comédie de moeurs, en tout cas, une chose est claire: on ne pourra pas dire que les Suisses en sortent grandis!

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...