Titre français: Echo

Equipe: Bent Kingo Andersen, Rúnar Rúnarsson, Sif Arnarsdóttir, Sigurmar Albertsson
Durée: 79‘
Genre: Drame
Date de sortie: 01/01/2020
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Islande en période de Noël. Un carwash. Un 4X4 est au nettoyage... Pendant ce temps, près d’une montagne enneigée, de nombreux sauveteurs parcourent en ligne le flanc de celle-ci. Ils semblent chercher quelque chose ou quelqu’un...

Notre critique:

BERGMAL (Echo pour son titre international) est un film désarçonnant comme le sont de nombreux films islandais. Désarçonnant, certes, mais les films originaires d’Islande sont toujours originaux et souvent très réussis! On se rappellera ainsi L’EFFET AQUATIQUE de Solveig Anspach, ou RAMS de Grímur Hákonarson ou encore WOMAN AT WAR de Benedikt Erlingsson, des films qui résonnent encore dans nos pupilles comme autant de perles sénaristiques originales, comme autant de situations absurdes et étranges…

Et une nouvelle fois, ce BERGMAL (Echo) est un film au pari audacieux puisqu’il nous propose un peu plus d’une cinquantaine de scènes sans héros, sans personnage central pour nous faire vivre de l’intérieur la période de Noël et de Nouvel An en Islande.

Ce puzzle, dont les pièces ne s’assemblent que parce que l’Islande à Noël en est la toile de fond, dévoilera son sens au fil du récit. Les multiples destins et personnages avec leurs histoires propres nous donneront le goût de cette ile étonnante.

Chaque saynète, avec son côté décalé et plein d’humour, que ce soit au niveau de l’environnement ou du décor, que ce soit par l’arrière plan, ou par la relation entre les personnages ou encore par le décalage entre le contexte et le sujet abordé, apportera une pierre à l’édifice de notre édification concernant l’Islande et sa population. On retrouvera de temps en temps les personnages au détour d’une autre scène sans pour autant qu’une relation existe.

Déroutant au début, BERGMAL devient très vite addictif tant Rúnar Rúnarsson, son réalisateur et scénariste, sait y faire. Et l’on se prend peu à peu à regretter que le film ne dure même pas une heure et vingt minutes. Donc si vous aimez être surpris agréablement au cinéma, on ne peut que vous conseiller un petit détour en salle pour vous imprégner des us et coutumes de cette ile volcanique trop méconnue…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...