Titre français: La légende de Beowulf

Equipe:
Durée: 113‘
Genre: Film d'aventures fantastiques
Date de sortie: 20/11/2007
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

A une époque où la Terre vit sous les ténèbres, Beowulf, un homme maudit et solitaire, fruit des amours interdites d'une mortelle avec le diable, tente de vaincre le monstre qui est en lui en combattant le mal. Son plus redoutable adversaire est une créature d'une sauvagerie sans nom, tapie dans une forteresse.

Notre critique:

Légende nordique née sous forme d’un poème épique entre le septième et le douzième siècle, Beowulf est évidemment une mine de moments magiques qui peuvent facilement servir à alimenter une adaptation sur grand écran…

Neil Gayman (STARDUST) et Roger Avary (PULP FICTION, KILLING ZOE) ne s’y sont donc pas trompés. Et en proposant leur scénario à Robert Zemeckis (BACK TO THE FUTURE, FORREST GUMP), ils savaient qu’ils pourraient compter sur un homme spécialiste des effets spéciaux en tout genre, disposé à adapter ce conte fantastique. Saisissant l’opportunité de peaufiner sa technique de "performance capture" (une technique qui capture les mouvements d’acteurs réels et les transpose dans des personnages de synthèse en 3D) utilisée dans THE POLAR EXPRESS, Zemeckis a donc choisi d’utiliser ce procédé pour réaliser un film différent.

Hélas ces choix techniques ont leur bon et mauvais côté. Le bon, c’est la possibilité de créer facilement des images en 3D et donc de proposer une version visible en trois dimensions sans rien changer au tournage. Le mauvais, c’est que la texture ainsi imposée, même si elle de plus en plus remarquable, reste par moments trop artificielle, de même que les mouvements qui sont souvent trop mécaniques. Autre effet pervers des images de synthèse, une émotion qui ne passe pas vraiment au travers des images…

Bien que très simple et très prévisible, le récit bénéficie de multiples rebondissements et de moments de bravoure que transcendent quelques effets spéciaux ‘canons’ (notamment dans la scène de combat final). Mais nous ne pouvons que vous conseiller de voir le film en 3D avec des lunettes nouveaux modèles (fini le verre bleu et le verre rouge) car, sans cet artifice, BEOWULF n’est qu’un autre film en images de synthèse, divertissant mais sans plus.

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...