Titre français: Belphégor – Le fantôme du Louvre

Equipe:
Durée: 97‘
Genre:
Date de sortie: 10/04/2001
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Dans le Paris de l'an 2000, une momie aux pouvoirs maléfiques va donner naissance au fantôme Belphégor, qui, à la nuit tombée, hante le Musée du Louvre, dont la pyramide est devenue le symbole universel. Les vitrines sont brisées, la surveillance vidéo neutralisée, les systèmes d'alarme déconnectés et des antiquités égyptiennes dérobées. Tour à tour humain et surnaturel, ce fantôme a toutes les audaces et semble invincible...

 

Notre critique:

Outre le fait d’être une adaptation cinématographique d’une série télévisée à succès, BELPHEGOR se devait d’être une oeuvre à part entière, dénuée de toute attache télévisuelle ou référentielle. Ça, BELPHEGOR l’est. Mais à l’heure ou notre tube cathodique chéri se voit sauvagement envahi par une pléthore de séries franchouillardes et (souvent) roublardes, le cinéma, lui, doit obligatoirement se situer en dehors de ces rails anti-créatifs. Ça, BELPHEGOR ne l’est pas.
Hormis une intrigue quasi inexistante, Jean-Paul Salomé tente tant bien que mal de cacher toutes les faiblesses de sa fiction. D’une part, il s’approprie quelques noms pour faire blinquer son affiche et d’une autre, il truffe son bébé d’effets numériques forts dispensables. Les acteurs semblent parfaitement hors de leur propos. Frédéric Diefenthal se demande ce qui se passe; Sophie Marceau fait les grands yeux à chaque fois qu’elle est pénétrée par le fantôme de la Momie et Julie Christie tout comme Michel Serrault jouent les touristes de luxe mais leur légendaire nonchalance leur fait décocher quelques flèches verbales amusantes.
La réalisation maladroite de Salomé (RESTONS GROUPES) évince toute tentative frissonnante en incluant directement son spectateur dans la ritournelle. Et ce dernier se voit devancer les acteurs avec un déplaisir certain. Cette mauvaise optique agrémentée par un emploi suranné de ses effets drope BELPHEGOR dans les limbes du grotesque et de l’inintéressant. Reconnaissons l’aspect vaguement distrayant de l’entreprise, mais il n’y a vraiment pas de quoi s’en tamponner le coquillage.

 

A propos de l'auteur

Journaliste