Titre français: En Territoire Ennemi

Equipe:
Durée: 105‘
Genre:
Date de sortie: 01/01/2002
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

En pleine guerre des Balkans, un avion de l’U.S. Navy est abattu au-dessus des lignes ennemies alors que le co-pilote photographiait, sans le savoir, les preuves d’un génocide. Blessé, celui-ci tente d’échapper à une chasse à l’homme sans merci…

Notre critique:

Et hop, une nouvelle ode aux gentils américains, défenseurs du monde libre et équilibré !

Après la Seconde Guerre Mondiale, le Vietnam, l’Irak, l’Afghanistan (époque russes) et avant l’Afghanistan (époque talibans) voici les Balkans avec les américains en guest-stars inattendues. Sorte de bordélique melting-pot entre TOP GUN, BAT 21 et SAVING PRIVATE RYAN, ce BEHIND THE ENEMY LINES sert de nouveau la soupe au patriotisme américain de base incluant avions, hélicoptères, soldats, snipers, statues, pères, commandants, ordres, honneurs et désobéissance… Bref tout le toutim!

Pourtant, cela commence relativement bien avec le questionnement d’un soldat sur son état et son utilité dans un conflit où rien n’est clair, et où, du jour au lendemain on change d’ennemi. L’axe dramatique quant à lui change tout aussi vite de cible on optant pour le survival de base et la fierté de servir une cause que l’on pense juste. La réalisation, elle, s’est vue confiée à un nouveau venu : John Moore. Si notre gusse a fait ses premières armes aux côtés de cinéastes comme Jim Sheridan ou encore Neil Jordan, il passe bien vite par la pub et MTV. Ses images relèvent bien évidemment plus du clip que du film d’auteur. Pour preuve, la mise en scène efficace d’un duel aérien entre un F-18 et deux missiles. Mais, une fois que la caméra touche le sol (en territoire ennemi), Mister Moore ne sait plus trop quoi faire de son engin. Faute de quoi, toute situation dramatique se traduit soit par une grande envolée et élévation en arrière ou d’interminables travellings circulaires façon Brian De Palma exposant Kenneth Branagh. Bref les sacs à vomir sont à prévoir si vous êtes sujets au mal de mer !

Son manque de vocabulaire visuel est totalement consternant ! Si pour lui Steven Spielberg a ouvert la voie du film de guerre aux images plus spectaculaires que narratives avec son Ryan, il oublie affreusement de plomber son récit d’une quelconque crédibilité et d’une véritable tension. Et cette fiction se joue facilement de quelques impératifs en ayant recours, comme un truc scénaristique pour délier le sac de noeuds, au quatrième pouvoir.

Côté acteur, rien de neuf, Hackman est toujours aussi solide et Owen Wilson manque réellement de charisme pour subir cette descente en enfer avec l’aplomb qu’on doit lui conférer. Allez, zou! Encore un navet qui finira dans les bacs aux côtés des COURAGE UNDER FIRE et autres MISSING IN ACTION.

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Journaliste