Equipe:
Durée: 121‘
Genre:
Date de sortie: 30/12/2000
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Il faut imaginer la Terre dans un lointain futur: complètement dévastée par l'invasion d'E.T. belliqueux, les Psychlos. La plupart des humains sont utilisés en tant qu'esclaves et considérés comme des animaux à l'intelligence inexistente.Quelques tribus survivent ça et là dans la crainte d'être capturé. Tyler fait partie d'une de ces tribus. Agacé de vivre la peur au ventre, notre rebelle décide de partir à l'aventure pour découvrir s'il n'y a pas une herbe plus verte ailleurs. Sans trop le vouloir, il va se retrouver à l'origine de la lutte contre l'oppresseur et contraint d'assumer sa position de leader avec tous les tracas que cela implique.

Notre critique:

BATTLEFIELD EARTH se veut un film de SF épique et dans sa forme, il l’est. Décors et costumes sont impressionnants. Rarement la Terre avait été aussi bien dévastée. La ville industrielle cnstruite par les extra-terrestres ferait passer le bassin de la Ruhr pour un camping communal. Le grimage et l’accoutrement des ET sont impeccables, à tel point qu’à sa première apparition, il n’est vraiment pas évident de reconnaître John Travolta. Dans la foulée, les effets spéciaux sont tout à fait satisfaisants (malgré quelques peintures sur verre assez calamiteuses).

Bien.

Nous avons donc un chouette film sous la main? Et bien pas du tout. Car le scénario vole aussi haut que celui d’INDEPENDENCE DAY, l’humour en moins. La morale oeil pour oeil, dent pour dent qui sous-tend l’histoire confine à l’écoeurement. Les envahisseurs ayant de très mauvaises intentions à l’égard de l’humain, l’humain à le droit d’exterminer l’envahisseur! Barbare, non? Et ce n’est certainement pas le fait d’avoir fait des Psychlos l’allégorie de l’ultra-libéralisme qui permettrait de justifier en aucune manière les propos bas de plafond d’un scénario qui sort honteusement de l’égoût. A l’agressivité primaire des uns répond l’agressivité revancharde des autres. Belle progression humaniste.

Face à tant de barbarie étalée sans fard, il est futile de s’attarder sur certaines entourloupes scénaristiques qui n’essaient même pas de rendre plausibles, ici, la capture de la petite amie du héros ou, là, l’apprentissage du pilotage de jets en moins de 7 jours par des gens vivant comme à l’âge du fer!
Une fois de plus, Hollywood a fait d’un projet qui aurait pu être réellement enthousiasmant, un bête film, à consommer avec une bonne ration de pop-corn, le cerveau judicieusement déconnecté. « Barbare » est bien le mot.

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Journaliste