Equipe: Barbara Colen, Juliano Dornelles, Kleber Mendonça Filho, Silvero Pereira, Thomas Aquino
Durée: 131‘
Genre: Drame politique
Date de sortie: 25/09/2019
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Dans l’ouest du Brésil, un camion roule au milieu de la campagne avant de croiser un accident impliquant un camion qui transportait des cercueils. C’est dans ce camion que voyage Teresa qui rentre à Bacurau pour assister aux funérailles de sa grand-mère, Carmelita, morte à 94 ans...

Notre critique:

Film présenté en compétition à Cannes cette année, BACURAU est une coproduction franco-brésilienne tout à fait surprenante. Situé dans un univers légèrement futuriste et dystopique situé dans un petit village perdu du Brésil, le film est aussi un reflet en forme de fable des différences sociales présentes dans la société brésilienne.

Se jouant de la réalité pour mieux la dépeindre, ce troisième long métrage de Kleber Mendonça Filho après AQUARIUS est un véritable pamphlet face à la disparité sociale brésilienne. Mercenaires, drones de surveillance, manipulation de l’information (Bacurau disparaît des cartes satellites), massacres organisés, tout y passe pour dénoncer un système presque totalitaire.

Mise en scène avec fureur et force, BACURAU est un véritable remue-méninges, un jeu avec le spectateur pour à la fois le divertir et le pousser à la réflexion. On ne sort pas vraiment indemne de cet OVNI qui nous développe sa fable à coup de rafales de mitraillette et de dégâts collatéraux.

Mais cela en vaut la peine et on se souviendra encore longtemps de ce film hors du commun qui nous a secoué pendant la quinzaine cannoise. Il serait étonnant qu’il n’y ait pas un prix à la clé…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...