Réalisation: Edgar Wright
Interprètes: Ansel Elgort, Jon Bernthal, Jon Hamm, Eiza González
Scénario: Edgar Wright

Durée: 112‘
Genre: Film d'action
Date de sortie: 02/08/2017
Cotation: *** (de ooo -restez chez vous- à **** -rdv de toute urgence au cinéma)

Quatre personnes à bord d’une Subaru rouge, trois pour faire un braquage et une pour faire le chauffeur. Mais pas n’importe quel chauffeur. Baby -c’est son surnom- est très doué, et lorsque les trois autres sortent de la banque, la course poursuite peut commencer...

Ce serait un mauvais jeu de mots de dire que le film démarre sur les chapeaux de roue. Cependant, c’est là l’exacte vérité de ce BABY DRIVER concocté par un Edgar Wright (à la réalisation et à l’écriture) au meilleur de sa forme. Il faut dire que le réalisateur anglais n’en est pas à son premier coup de maître en matière de comédie de genre puisqu’on lui doit l’hilarant SHAUN OF THE DEAD, le très décalé HOT FUZZ et le surréaliste THE WORLD’S END.

Ici avec BABY DRIVER, il s’amuse en parodiant avec intelligence un sous genre du film de braquage, le film de “chauffeur”, les plus connus étant sans nul doute THE DRIVER avec Isabelle Adjani et Ryan O’Neal et plus récemment DRIVE avec Ryan Gosling, sans bien sûr parler des divertissements type THE TRANSPORTER ou la série FAST AND FURIOUS qui pourrait bien rentrer dans cette catégorie aussi. Edgar Wright montre une fois de plus qu’il a tout compris, en détournant habilement les codes propres à ces films: le besoin de musique pour le ‘driver’, la minutie et le côté perfectionniste de ces ‘machines à conduire’, tout y passe sous la plume acérée et joueuse du scénariste britannique.

Et c’est ce qui fait indéniablement la qualité de BABY DRIVER: cette propension à parfaitement maîtriser le sens du rythme mais aussi la narration rend en effet le film particulièrement divertissant. Le soin apporté aux détails du script comme celui apporté à la dynamique de la mise en scène supprime absolument tous les temps morts au profit de l’action. Les plans séquences plutôt longs qui parsèment le film en sont de bons exemples surtout lorsqu’on les met en rapport avec les coupes serrées des scènes de poursuites en voiture ou à pied.

Pour le casting, Wright n’a pas choisi de grandes vedettes qui auraient pu écraser le personnage principal. Sans pour autant se passer de visages connus puisque on retrouve le brillant Kevin Spacey (House of Cards) en truand sans pitié mais au grand coeur (non, ce n’est pas incompatible) et le jeune Ansel Elgort, le Caleb de la série de films DIVERGENT, INSURGENT et ALLEGIANT et enfin la charmante Lily James de PRIDE AND PREJUDICES AND ZOMBIES.

Aucune raison donc de bouder son plaisir en cette deuxième partie de vacances estivales!

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...