Equipe:
Durée: 95‘
Genre:
Date de sortie: 27/11/2001
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Milo Thatch est un jeune cartographe relégué dans un coin d'un vieux musée... Il voudrait tant être digne de son aventurier de grand-père.
Et voici qu'un beau jour il croit enfin avoir déchiffré un indice essentiel dans la localisation du continent perdu de l'Atlantide. Dès lors les événements vont s'enchaîner à la vitesse de l'éclair pour Milo...

Notre critique:

Et bien voilà, comme chaque année en période de fêtes de Noël, avec la régularité d’un métronome bien huilé, Disney sort son nouveau dessin animé en Europe. Et comme chaque année le rouleau compresseur du marketing Disney (digne grand-frère de la machine Microsoft) va débouler sur le vieux continent pour vanter les mérites de son savoir-faire, de son merchandising, de ses techniques, etc.

Une chose dont ils ne se vanteront peut-être pas est l’étonnante similitude de leur scénario et de leurs personnages avec une série manga réalisé au Japon par Miyazaki en 1990 (http://www.zero-city.com/nadia/nadia_vs_atlantis.html), cette similitude nous replonge dans la problématique soulevée lors du ROI LION (qui avait aussi été accusé de plagiat). Bien sûr rien n’est jamais blanc ou noir et d’autres ont simplement fait remarquer que si deux scénarios s’inspirent de Vingt Mille Lieues Sous Les Mers et du mythe de l’Atlantide, ils ne peuvent qu’être semblables (http://utd500.utdallas.edu/~hairston/atlantis.html).

Mais passons au-delà de la polémique pour nous pencher sur le dernier fleuron de la firme aux grandes oreilles. ATLANTIS: THE LOST EMPIRE est un film qui allie à merveille l’image 3D de synthèse avec les personnages animés traditionnels. Pour les spécialistes, le graphisme du film n’est pas sans rappeler celui de l’auteur de BD Carlos Meglia (Cybersix), au trait anguleux et nerveux. A cette prouesse technique de mélange des genres d’imagerie correspond aussi une prouesse scénaristique qui tente d’allier Jules Vernes avec Platon dans un style rapide et moderne. Les personnages sont aussi bien typés et l’on constatera avec amusement l’évolution des moeurs selon Disney en comparant le rôle de la femme dans BLANCHE NEIGE et dans ATLANTIS. Certes il n’y a pas révolution mais l’évolution suit de près celle de la société…

Gageons qu’ATLANTIS aura fort à faire dans sa lutte acharnée entre HARRY POTTER et THE LORD OF THE RINGS en cette fin d’année chargée pour nos enfants, mais il a certainement les moyens d’attirer les familles!

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...