Titre français: Premier contact

Equipe: Amy Adams, Denis Villeneuve, Eric Heisserer, Forest Whitaker, Jeremy Renner, Ted Chiang
Durée: 116‘
Genre: Film de science-fiction
Date de sortie: 07/12/2016
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Louise Banks, une éminente linguiste, a perdu sa fille atteinte d’un cancer. Alors qu’elle doute de tout y compris de la vie, une série d’objets extraterrestres apparait sur terre. L’armée, qui avait fait déjà appel à ses talents de linguiste auparavant, lui demande de l’aider à comprendre le language de ces êtres venus de l’espace...

Notre critique:

Il ne fallait pas s’attendre à ce que Denis Villeneuve, le réalisateur canadien qui fait jusqu’ici un sans faute en matière de réalisation (INCENDIES, PRISONERS, SICARIO), nous propose un simple film de SF basé sur une simple nouvelle d’un des jeunes auteurs américains les plus prometteurs en matière de littérature de science-fiction.

Donc, personne ne sera surpris avec ARRIVAL, film (peut-être) de SF, qui a le culot de commencer à rebours sur la douleur de la perte d’un enfant au lieu de nous balancer ses rayons lasers au visage pour saturer nos mirettes de scènes d’action spatiales en tout genre. Si c’est ce que vous recherchez, autant vous le dire tout de suite, passez votre chemin!

Car ARRIVAL est à la SF ce qu’ENEMY (du même Villeneuve) était au thriller (ou à l’horreur), i.e. d’abord une introspection au sens le plus profond du terme, puisqu’ici la science-fiction n’est ‘que’ le moyen de tracer et d’étudier la douleur psychologique que ressentira Louise face à la perte de sa fille adorée, Hannah (prénom palindromique en illustration du fond du film). Un moyen de remonter (ou d’avancer) dans le temps, un moyen d’évacuer le mal, de faire le deuil avant l’heure ou de choisir son destin en connaissance de cause.

Mais Villeneuve ne sacrifie pas pour autant le genre SF sur l’autel de l’analyse psychologique de ses protagonistes. Bien au contraire, il parvient à nous construire une mise en scène qui fait monter la tension de ce débarquement alien à des points bien plus culminants que certains autres films sur le même thème (on ne citera pas de noms).

ARRIVAL joue ainsi énormément sur ce qui n’est pas à l’image et qui alimente le récit au travers des yeux et des expressions transcendés par une Amy Adams (BATMAN V SUPERMAN, BIG EYES) époustouflante dans ce rôle tout en sensibilité. L’apport de la bande son, avec des musiques et bruits rappelant ceux de la nature, est également des plus importants et fait de ARRIVAL une expérience cinématographique complète! Et certainement indispensable pour cette fin d’année.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...