Equipe: Ben Affleck, Billy Bob Thornton, Bruce Willis, J.J. Abrams, Michael Bay
Durée: 148‘
Genre: Film de science-fiction
Date de sortie: 04/08/1998
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Une météorite de la taille du Texas doit percuter la Terre endéans les dix-huit jours. Une troupe de spécialistes en forage pétrolier sera mandatée pour ce boulot hors du commun...tatatannn!

Notre critique:

Dans cette pléiade de personnages Steve Buscemi et Peter Stormare, qui ont tous deux leur âme chez les indépendants et leur portefeuille chez les Jerry et confrères, sont les seuls déjantés de service à nourrir le public de prestations décalées et sporadiquement juteuses.

On connaît le puzzle technique d’un tel engin, où se cotoient à tous les étages les stars secondaires allant du montage (Mark Golblatt-les TERMINATOR) à la musique Aérosmith ainsi que Trevor Rabin (ex-membre de groupe Yes) en passant par les costumes (Michael Kaplan – BLADE RUNNER)… Ce sous-casting d’enfer contribue à la robustesse visuelle.

On connaît l’histoire. On connaît les débilités scénaristiques communes telles que les navettes en feu sur un astéroïde (puisque bien évidemment il y a de l’oxygène dans l’espace), les combinaisons non pressurisées qui font ‘pschitt’ quand on ouvre la visière du casque et autres salades que nous vous épargnerons. La forme générale donne le vertige à force de rapidité, de vas-y-que-je-te-secoue-la-caméra-pour-que-tu-comprennes-bien-que-c’est-pas-du-chiqué. On y retourne avec la multitude de faux suspenses et le quota de morts pour la patrie. Dans ce tohu-bohu américano-américain parviennent à surnager des temps morts ou séquences inutiles tels que la séquence d’ouverture sur la plate-forme pétrolière entre Ben et Bruce, l’éternelle et très longue péripétie sur l’astéroïde ainsi que les habituelles et convenues recherches de sauveurs de monde en péril dans leur milieu naturel (bar à putes, chevauchant leur moto…), etc.

On savait que le film allait bouger. Il a plutôt déménagé mais en déménageant, il a balancé toute configuration humaine et tout rapport émotif entre ses protagonistes. Seules des relations à deux francs-six-sous proches des collections Arlequin subsistent pour anencéphales rachitiques atteints du syndrome du trou noir, tout comme une violence picturale débouchant sur une agression occulaire des plus désagréables.

Du reste, on connaît la suite…

P.S.: Outre ses disgracieuses disgressions sur les pourtours conceptuels de ce navet puissance Willis, nous regrettons avec vigueur que DEEP IMPACT et ARMAGEDDON ne se soient hybridés. Car les deux films prennent des routes éloignées: Mimi Leder préfére mollassoner sur les mouvements de paniques terriens tandis que Michael s’évertue à négliger cet aspect tout en sur-développant le côté action et vice versa. Aucune des deux oeuvres n’atteint malheureusement le juste milieu tant souhaité.

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Journaliste