Equipe:
Durée: 90‘
Genre:
Date de sortie: 24/06/1997
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un groupe de documentariste-éthonologue est terrorisé par un vilain et monstrueux Anaconda, qu'un expert es serpents, plus ou moins malsain (l'expert), veut capturer...

Notre critique:

Ouille. L’été arrive et cela se sent. Profitant de l’absence du spectateur habituel parti se faire roussir la couenne sur une Costa quelconque, le distributeur de films fouille placards, tiroirs et poubelles pour nous sortir la fine fleur de ses nanars.

Pour les malheureux qui n’ont pas l’occasion d’aller se cultiver le mélanome sous d’autres cieux, la période est rude.

Exemple? ANACONDA!

Or donc, une équipe de reporters-ethnologues partis à la recherche d’une tribu au fin fond de l’amazonie. Avec une finesse psychologique remarquable, les scénaristes qui n’ont pas oublié de revoir AIRPORT 75 * (mais si, cette histoire vachement bien oussque deux zavions se collisionnent en plein vol même qu’il n’y a plus de pilote pour piloter le 747 à part l’hotesse de l’air mais que ça ne fait pas sérieux pour piloter un gros zavion comme ça alors c’est Charlton Heston qui va sauver tout le monde) ont bien pris soin de garnir cette fine équipe de caractères subtilement différenciés qui révèleront leur vraie nature au coeur du danger et donneront à l’aventure en cours son sel humain. Ah, l’ethnologue humaniste, oh la reporter douce mais déterminée, hmm le caméraman bourru mais fidèle, pfiou le commentateur prétentieux mais finalement pas tant que ça, re-ah le preneur de son joli mais con-con, re-oh la potiche jolie mais potiche!
Le hasard -mais est-ce bien le hasard, ha, ha?- les fera rencontrer un naufragé (Jon Voight, vu récemment dans MISSION IMPOSSIBLE et HEAT) sur le bord de l’Amazone. Une rencontre semblable s’était déjà produite par exemple dans DEAD CALM de Philip Noyce mais pour ceux qui n’ont pas vu DEAD CALM la surprise restera entière.
Par la suite, l’ethnologue va manger une guêpe qui manifestera son désaccord en le piquant dans le fond de la gorge et le naufragé émettra le souhait de capturer un anaconda (d’où le titre du film) pour devenir riche. Une partie des autres trouvera que c’est une bonne idée, l’autre partie des autres pas. Conséquence: conflits et révélation des vraies personnalités. Heureusement, l’anaconda vient remettre un peu d’ordre dans tout ça, ce dont on lui sait gré.

Pour ce qui est de savoir si les méchants seront punis, si les gentils vont s’en sortir et s’ils trouveront la tribu dont il était question au début, les réponses sont dans l’ordre oui, oui et oui. Et si quelqu’un me reproche ici de tuer le suspense, je lui propose de tourner 7 fois sa langue dans sa bouche et de me remercier de lui éviter d’aller perdre son temps à somnoler devant un tel ramassis de conventions plus piteusement mis en scène qu’un épisode de Marie Pervenche avec Danièle Evenoux. Et encore, je demande pardon à Danièle pour la comparaison.

Mais je sens que je m’énerve. Concluons donc par une innocente devinette. Monsieur et madame Conda ont une fille. Comment s’appelle-t-elle? N’hésitez pas à me mailer vos réponses, amis surfers.

* Je cite AIRPORT 75 mais ça n’a rien de personnel. De nombreux autres titres de films catastroph(iqu)es auraient pu convenir.

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Journaliste