Equipe:
Durée: 97‘
Genre:
Date de sortie: 23/06/1998
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Andy assiste à la tentative de suicide de Sérafine (Julie Delpy). Elle saute dans le vide, il l'accompagne, la ratrappe et la sauve de justesse. Claude (Pierre Cosso dont l'interview vous attend! ), un mystérieux ami de la non moins étrange jeune femme, invite les trois amis américains à une soirée dans un club. Pendant la soirée, Claude et ses acolytes se transforment en loups-garous. La petite fête tourne en boucherie, mais Sérafine réussit à sauver Andy d'une mort certaine. Malheureusement , Andy a été mordu...

Notre critique:

16 ans après l’original signé John Landis, Anthony Waller (dont l’interview vous attend aussi…) redonne vie à une kyrielle de lycanthropes. Les hommes-loups de AN AMERICAN WEREWOLF IN PARIS ne peuvent être tués par une balle en argent mais,…mais mangez donc le coeur de celui qui vous a mordu et vous retrouverez votre vraie nature.

De nouveau l’inévitable question se pose. Pourquoi avoir tourné une suite/remake de l’excellent film du sieur Landis? Sans grâce ni originalité, Anthony Waller détruit tous les espoirs qui reposaient sur ses épaules après son très honorable MUTE WITNESS.

Si le réalisateur/scénariste mélange allègrement les influences européennes (méchants au look de moines, catacombes, ruines d’église…), c’est pour mieux noyer le poisson. Sous couvert de celles-ci, il essaie de cacher toutes ses plantages: l’emploi immodéré d’animation générée par ordinateur devant représenter des monstres qui ressemblent à tout sauf à un loup. Les effets horrifiques dépassés ou totalement (re-)copiés du film géniteur tombent à l’eau. Sa direction d’acteurs, donc le jeu, est tout aussi pitoyable que son film… Plus que tout Waller donne franchement l’impression de s’en foutre totalement. Un rien de jujote aurait facilement remis en place bien des erreurs. Il est clair que ses intentions sont uniquement financières.

Même s’il a gardé l’humour cher à Landis, qui fait sourire de temps à autre, AN AMERICAN WEREWOLF IN PARIS est un métrage éphémère qui ne fait que renforcer tout le bien que l’on pensait de notre ami poilu lorsqu’il visitait Londres.

A propos de l'auteur

Journaliste