Equipe:
Durée: 103‘
Genre:
Date de sortie: 08/05/2001
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Après avoir perdu sa jeune coéquipière à l'issue d'une traque mouvementée, le Dr. Alex Cross, profiler vedette de la police de Washington, se met en congé. Un collègue du FBI le persuade finalement de sortir de sa retraite pour capturer le ravisseur d'une enfant de dix ans, Megan Rose. Le kidnappeur, Gary Soneji, avait patiemment tissé sa toile: enseignant depuis deux ans au sein du pensionnat privé que fréquentait sa jeune victime, il s'y était bâti une réputation exemplaire et était virtuellement insoupçonnable.

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Notre critique:

Il y a des rôles dont on a bien du mal à se débarrasser. Prenez Morgan Freeman par exemple. Traqueur de serial killer désabusé dans SEVEN, le voilà qui rempile sous une casquette semblable, celle du profiler émérite du FBI, Alex Cross, déjà héros de KISS THE GIRLS. Quelques années plus tard, ce génie de la traque du désaxé en tout genre prend une retraite anticipée, tout rongé qu’il est par les remords. L’acteur talentueux de UNFORGIVEN et de THE SHAWSHANK REDEMPTION se perd à nouveau dans l’interprétation d’un personnage fabriqué de toute pièce, héros d’une série B anecdotique, pour ne pas dire minable.

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Basé sur une histoire confetti (le vilain kidnappeur qui provoque le bon représentant de l’ordre en quête de rédemption), ALONG CAME A SPIDER s’articule complétement, et sans grande intelligence, sur un coup de théâtre surprenant. La bienséance nous empêche de vous le conter (ce ne serait d’ailleurs pas très sympa, vu que c’est à peu près le seul élément digne d’intérêt dans cette super-production super naze). Mais, croyez nous sur parole, ce retournement bluffant masque très mal l’ensemble des aberrations scénaristiques… qu’il est sensé expliquer!
Et comme, pour son premier scénario, Marc Moss ne nous épargne rien, on a également droit au défilé réglementaire des scènes obligatoires, telles celle de la guerre des polices (vite désamorcée, ouf!) ou encore celle du kidnappeur qui ballade à travers la ville le porteur de rançon de cabine téléphonique en GSM (une scène longue et pas palpitante pour un sou, flûte!).

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Derrière la caméra, Lee Tamahori. Le néo-zélandais poursuit sa lente descente aux enfers. Propulsé au firmament grâce à l’excellent L’AME DES GUERRIERS, il s’est depuis perdu dans la jungle hollywoodienne. Quelques cent clips plus tard, sa mise en scène a définitivement perdu toute trace d’humanité, se réduisant désormais à un fatras visuel et maniéré, somme toute assez plat.

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Passez votre chemin et allez vous faire tuer ailleurs!

A propos de l'auteur

Journaliste