Titre français: De Si Jolis Chevaux

Equipe:
Durée: 117‘
Genre:
Date de sortie: 05/06/2001
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

John Grady Cole se retrouve seul au monde quand sa mère décide de vendre le ranch familial. Cette vente l'oblige donc à quitter son doux cocon. Il part pour le Mexique en compagnie de son copain Lacey. Embauchés dans une hacienda pour dresser des chevaux, il ne faut pas deux jours à John pour qu'il tombe amoureux de la ravissante fille du propriétaire des lieux. Mais ce n'est là que le début d'une histoire houleuse ou amour rime - mal - avec meurtre, prison et concession.

Notre critique:

On n’avait pas trop de mal à imaginer Billy Bob Thorton adapter le roman de Cormac McCarthy. Le réalisateur-acteur venant du Sud, traîne derrière lui un vécu qui transparaît à chacune de ses apparitions et à chacune de ses ¦uvres. C’est aussi un homme issu de la terre, et qui garde ses pieds dessus tout en maniant moins bien les mots que les sentiments bruts. Donc, voilà ses jolis chevaux galopant sur les grands écrans de nos villes, avec en toile de fond un parcours initiatique tout aussi douloureux physiquement que mentalement. Il est vrai qu’il est parfois (souvent?) pénible de grandir et de laisser ses illusions dans un placard qu’on aura bien du mal à réouvrir. Si dans sa première partie, le metteur en scène accouche d’une mise en image et d’une narration fort linéaire totalement similaire à la manière dont on dompte un cheval en 4 étapes: observation, adaptation, dressage et perversion ; autant d’habituels gimmicks calqués sur les progrès et la faculté d’acclimatation de l’américain moyen avant d’altérer son entourage par sa conduite. Ajoutez à cela le passages de frontières propres et figurés entre la richesse et la pauvreté, les hommes et les femmes, l’adolescence et l’âge adulte et vous aurez une idée assez juste des thématiques abordés dans cette fiction. Matt Damon y est moins crispant qu’à son habitude et la toujours affriolante Penelope Cruz n’a de cesse de tournebouler nos sens. Pour ce qui est du reste, ALL THE PRETTY HORSES n’est pas assez rugueux pour qu’on en sorte estomaqué et ni assez mielleux pour qu’on en sorte dégoûté.

A propos de l'auteur

Journaliste