Equipe:
Durée: 98‘
Genre:
Date de sortie: 12/02/2002
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Jouant les touristes à Gand, Eva et Patti sont les témoins de la défenestration d'une jeune fille nue. Eva a malencontreusement filmé la tragédie. En regagnant la gare, elles sont victime d'un vol à l'arrachée. Heureusement le beau et ténébreux Dieter vient à leur secours et leur propose d'aller boire un verre. S'en suit une courte idylle où les véritables enjeux d'une relation faussée feront surface...

Notre critique:

Dans le genre meilleur du pire, Jan Verheyen est un merveilleux réalisateur. Après un essai infructueux par de-là nos frontières (THE LITTLE DEATH), et quelques autres navetons bien belges (ALLES MOET WEG ou TEAM SPIRITS) qui labouraient le terreau bien racoleur estampillé « sexe, alcool et baston », ce metteur en scène (?) bien carré s’attaque au film de genre pur et dur. Bref, il se prend pour notre Christophe Gans à nous!

Et pan, dans le mur! Non, que le PACTE de Gans soit un chef-d’oeuvre mais il avait au moins les vertus de débroussailler les limites du cinéma hexagonal. Verheyen s’essaie dans la même veine mais avec la culture en moins. Si d’un côté, le français pille et cite à tout va les cinéastes des années 70 et 80, le belge lui se cantonne au Hollywood Night du samedi et construit ainsi un amas de « biesteries » platement vulgaires où tout est amené avec des camions poubelles.

ALIAS est un ouvrage qui manque vraiment d’ambition et qui vise un public élevé au téléfilm. On se demande vraiment où va un certain cinéma belge!

A propos de l'auteur

Journaliste