Titre français: Alexandre

Equipe:
Durée: 170‘
Genre:
Date de sortie: 04/01/2005
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

La vie d'Alexandre le Grand, narrée par Ptolémée : de son enfance à sa mort, des cours d'Aristote aux conquêtes qui firent sa légende, de l'intimité aux champs de bataille. Fils du roi Philippe II, il soumit la Grèce révoltée, fonda Alexandrie, défit les Perses, s'empara de Babylone et atteint l'Indus pour établir à 32 ans l'un des plus grands empires ayant jamais existé.

Notre critique:

Après la formidable machine à essorer qu’était ANY GIVEN SUNDAY, nous attendions avec un plaisir que nous avions grand-peine à dissimuler le nouveau projet d’Oliver Stone. A l’annonce de la guéguerre des projets sur ALEXANDRE LE GRAND entre Oliver Stone et Baz Lhurmann, le réalisateur de MOULIN ROUGE, nous nous demandions lequel des deux allait en sortir vainqueur. Et bien c’est le sieur Stone qui a mis son projet sur pied tandis que le second allait tourner une pub pour Chanel avec la ravissante Nicole Kidman.

Or donc, nous avons vu la version Stonienne de la vie d’ALEXANDRE LE GRAND interprété par le fougueux Colin Farrell et… la déception est à la hauteur de l’attente. Et oui, comme le dit le proverbe: qui trop embrasse mal étreint… A force d’avoir peut-être été trop studieux, d’avoir voulu être trop complet, Stone a totalement embourbé son film, accusant de nombreux choix erronés.

Tout d’abord celui des dialogues, appuyés, explicatifs qui semblent faire plus partie de l’histoire que des personnages. Le choix de la narration et l’utilisation de la voix-off, servi par un Anthony Hopkins plus professoral que jamais, viennent souligner par avance tout ce qui va nous être donné à voir. Entre portrait intimiste et grand spectacle ronflant, Stone n’a pu choisir et tente tant bien que mal de garder son église au milieu du village sans soigner aucune des deux parties. En effet, les affrontements guerriers ne revêtent que fort peu d’ampleur au regard des dernières évolutions technologiques que nous a offert Hollywood, et Peter Jackson, pour ne pas le nommer. Chez Stone tout semble ridiculement petit et dénué de spectacle…

Donc, voilà, ALEXANDER n’est ni le grand divertissement escompté, ni le portrait nuancé du personnage historique assez mal desservi par un Colin Farrell qui n’a pu appréhender la complexité d’un personnage très versatile. Vous l’aurez donc compris, ALEXANDER et ses trois heures ne vaut ni l’investissement de temps ni d’argent qu’il réclame.

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Journaliste