Equipe:
Durée: 114‘
Genre: Drame
Date de sortie: 31/01/2012
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

19e siècle à Dublin. Maître d'hôtel, Albert Nobbs travaille de manière très efficace au Morrison's Hotel. Il économise depuis quelques temps déjà et cache une véritable fortune en pourboires sous le plancher de sa chambre sous les combles. Mais Nobbs ne cacherait-il pas autre chose?

Notre critique:

Décidément, cette semaine sera celle des impostures. Après ANONYMOUS et l’imposture possible de Shakespeare, voici l’imposture d’Albert Nobbs, cette femme qui rêvait d’être un homme…
Voici près de trente ans, Glenn Close avait joué le rôle d’Albert Nobbs dans la pièce de théâtre The Singular Life of Albert Nobbs. Marqué par ce rôle de femme travestie en homme pour s’intégrer dans une société qui ne fait pas la part belle aux femmes, Close n’a eu de cesse de trouver le moyen d’adapter la pièce à l’écran.
Interrogation sur la place de la femme dans la société anglo-saxonne du 19e siècle, ALBERT NOBBS est aussi une formidable photographie d’une époque avec ces forces et ses faiblesses. Multipliant les points de vue et les sous-récits, le film finit malheureusement par traité son sujet principal (une femme qui se déguise en homme pour survivre dans une société machiste) comme une anecdote parmi d’autres, ce qui rend le tout peu crédible.
Et même tout le talent d’un Rodrigo Garcia (réalisateur de TV: Six Feet Under, In Treatment, etc) ne parvient pas à rendre un vrai hommage au thème premier de la pièce. Glenn Close, quant à elle, est tout simplement exceptionnelle et porte réellement l’ensemble sur ces épaules…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...